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SHAFAQNA – Pour répondre à cette question, il faut l’examine sous plusieurs angles.

Le soulèvement de l’Imam Hussein fut accompagne du martyre et l’objectif de l’Imam Hussein pouvait être réalisé avec le même nombre de gens qui l’accompagnaient. Or, l’Imam n’a jugé correct que  tous les hommes et tous les fils de la Maison d’ Imamat participent à une bataille dont l’aboutissement était le martyre. Le propos de Mohammad Ibn Hanafiya vient à l’appui de cette affirmation : « Ses compagnons et ses amis sont inscrits chez nous avec leur nom et celui de leurs pères ». [1]

Selon une autre interprétation, Mohammad Ibn Hanafiya fut tombé malade lors de l’Hijrat de l’Imam. Il y a des divergences sur le type de sa maladie. [2]
Selon un troisième avis qui semble plus logique, l’Imam fut chargé son frère d’une mission à Médine, en son absence. Il y a plusieurs témoignages qui appuient cette théorie :

A.    Premier témoignage : Allamah Majlissi et Allamah Mohsen Amin disent : L’Imam laissa son frère, à Médine, pour rester au courant des agissements des ennemis. Lorsque, Aba Abdullah (Imam Hussein) , accompagné des membres de sa famille et de amis, quitta Médine, il y plaça son frère pour l’informer du moindre agissement des ennemis et de ce qui passait dans cette ville. «  Tu ne restes pas à Médine à moins que tu sois mes yeux dans cette ville et tu ne me caches rien des œuvres et des agissements des ennemis». [3] Il s’agit d’une autre raison qui indique  que le vénéré Imam avait chargé Mohammad Ibn Hanafiya d’une mission importante à Médine. Il était, tout à fait naturel, que l’Imam décide de placer l’une de ses forces à Médine, la plus importante ville islamique, pour qu’il soit informé de ce qui s’y passait.

B.    Deuxième témoignage : La dernière lettre de l’Imam Hussein à son frère, Mohammad Ibn Hanafiya. Les historiens disent que le vénéré Imam avait écrit sa dernière à son frère Mohammad Ibn Hanafiya. Citant le vénéré Imam Mohammad Baqer (béni soit-il), Ibn Qululeh dit : «  Depuis, Karbala, l’Imam Hussein écrit une lettre à Mohammad Ibn Hanafiya : «  Au nom de Dieu clément et miséricordieux. De Hussein Ibn Ali à Mohammad Ibn Ali, depuis, Karbala. Et  puis. Il semble que le monde d’ici-bas n’a pas existé et que le monde de l’au-delà ne sera jamais disparu » [4] Par conséquent, si l’Imam était mécontent de son frère, du fait de sa non participation au mouvement de Karbala, il ne lui écrivait jamais une lettre.

C.    Troisième témoignage : Mohammad Ibn Hanafiya suivait de près les soulèvements censés se venger du sang de l’Imam Hussein et les appuyait. S’il est était fautif pour ne pas avoir aidé Aba Abdullah, il serait contesté lors de son vivant. Mais, tel ne fut pas le cas.

Mohammad Ibn Hanafiya se plaignait de Mukhtar pour avoir retarde de tuer Omar Ibn Saad. A ce propos, Ayatollah Khoei dit : Lors d’une réunion avec les Chiites, Mohammad Ibn Hanafiya se plaignit de Mukhtar d’avoir pris le retard pour tuer Omar Ibn Saad. Sa parole ne fut pas terminée que l’on lui montra la tête de deux personnes. Mohammad Ibn Hanafiya se prosterna et fit le Dou’a (l’invocation) et dit : «  O Dieu, n’oublie pas ce jour pour Mukhtar, accorde-lui la meilleure récompense des gens de la Maison du prophète (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants). Donc, je jure Dieu que je n’ai désormais aucune plainte à l’égard de Mukhtar. [5]

D.    Quatrième témoignage : Lorsque, nous étudions l’histoire, nous rencontrons les termes historiques indiquant que le vénéré Imam Sajjad( béni soit-il) avait mandaté Mukhtar de contribuer aux soulèvements dont l’objectif était de se venger du sang des martyrs de Karbala.

Dans sa lettre de procuration à son oncle, Mohammad Ibn Hanafiya, le vénéré Imam Sajjad écrit : « O oncle ! si un esclave nègre affiche, à nous, les gens de la Demeure prophétique, un attachement, il incombe au peuple de le soutenir. Je te confie la responsabilité de cette œuvre. Agis, donc, comme il te semble correct. [6] la remise de la responsabilité des affaires inhérentes au soulèvement par son le vénéré Imam Sajjad à son oncle Mohammad Inb Hanafiya fut la meilleure décision permettant de poursuivre le chemin afin de favoriser l’instauration des gouvernements justes.

Ce fut la meilleure décision, car Mohammad Ibn Hanafiya n’était pas accusé par les gouvernants de l’époque de vouloir se livrer à un combat contre eux, tandis que l’Imam Sajjad était surveillé de près par le pouvoir, car il était Wali ud-dam, c’est-à-dire la personne qui a avait à sa charge le sang des martyrs de Karbala. Les espions du pouvoir savaient que les Chiites croyaient en son Imamat.

Donc, avec une telle décision, le vénéré Imam protégea sa vie contre les menaces des Omeyyades et poursuivit son chemin pour restaurer la religion et favoriser l’instauration des gouvernements justes, tout en n’hésitant pas ; même un seul instant, à venger le sang versé des gens de la demeure prophétique. [7] Une telle activité ne fut pas possible sans les efforts et le soutien de Mohammad Ibn Hanafiya.

La prétention au titre d’Imamat attribué à Mohammad Ibn Hanafiya

De ce que l’on vient d’expliquer, l’on se rend compte de la personnalité de Mohammad Ibn Hanafiya et de la place qu’il occupe dans l’histoire. En dépit de toutes ces caractéristiques et de toutes ces particularités lui étant données, nous ne croyons pas en infaillibilité de Mohammad ibn Hanafiya.

Ceci étant dit Ayatollah Khoei, grand érudit et éminent faqih, dit : Nous n’avons rien trouvé qui porte atteinte à la foi de Mohammad Ibn Hanafiya. Même le hadith qui porte sur la prétention au titre d’Imamat de Mohammad Ibn Hanafiya ne met pas en cause sa foi. Ayatollah Khoei dit : «  le hadith est Sahih (sain et authentique) et témoigne de la foi de Mohammad Ibn Hanafiya et sa croyance en l’Imamat de l’imam Sajjad (béni soit-il). [8] Nous considérons que l’avis de l’Ayatollah Khoei est, tout à fait, juste d’autant plus qu’à la fin de ce hadith il est dit : «  Donc, Mohammad Ibn Hanafiya revint sur sa décision et reconnut le Wilayat de Ali Ibn Hussein. [9]


Référence

[1] Bihar al-Anwar, t. 44, p. 186.

[2] Rf: Mohammad Ibn Hanafiya, pp. 109-112,

[3] RF: Bihar al-Anwar, t. 329, p. 44, A’yan al-Shi’ah, t. 1, p. 588.

[4] Qomi, Ibn Qululeh, Kamal al-Ziyarat, p. 75, Editions Mortazaviyeh, Nadjaf, 1356 de l’hégire lunaire.  

[5] Khoei Abul-Qassem,, Mo’jam, Rijal al-Hadith, t. 18, p. 100, citant de Bihar al-Anwar, t. 45.

[6] Bihar al-Anwar, t.45, p. 365.

[7] Mo’jam, Rijal al-Hadith, t.16, p. 50.

[8] RF: Kafi, t.1, Kitab al-Hojat, P. 81, hadith 5.

[9] RF: Al-Kafi, t. 1, Kitâb al-Hojjat; p. 81, hadith 5.

 

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