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fr.shafaqna - La mosquée A’Rahmane de Sherbrooke ouvre ses portes au public
Des fidèles de différentes confessions se recueillent lors de la prière. Photo : Radio-Canada/Annick Sauvé

SHAFAQNA – ICI.radio-canada par Marion Bérubé avec les informations de Marie-Hélène Rousseau : Dominique Roy fait partie de la poignée de curieux qui ont répondu à l’appel de la mosquée A’Rahmane. La résidente de Sherbrooke s’est désolée du faible nombre de visiteurs. «Ça me déçoit, il faut faire des efforts pour apprendre à se connaître davantage» , a-t-elle affirmé.

Les représentants de différentes communautés religieuses étaient quant à eux sur place pour affirmer l’importance de faire tomber les barrières entre les religions. « Je trouve que c’est essentiel, ça nous permet de démystifier des choses, ça nous permet de se rapprocher, de se connaître » , a ajouté le diacre de l’Archevêché de Sherbrooke, Patrice Grégoire.

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Le directeur du Centre communautaire juif de l’Estrie, Isaac Romano, a tenu à assister à la journée porte ouverte. Photo : Radio-Canada/Annick Sauvé

«On fait des portes ouvertes à la mosquée, [et] s’il y avait des portes ouvertes à une église, j’irais. On est chrétien, juif, musulman, mais en vrai, on est aussi humain.» Ibrahim Kribeche, jeune bénévole de l’ACIE

La journée portes ouvertes a aussi pour but de combattre les préjugés. L’ACIE a d’ailleurs été la cible de propos haineux sur Facebook au cours des derniers jours.

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Pour le porte-parole de l’association, Mohamed Golli, l’éducation et le dialogue restent la clé. « Il faut échanger avec les personnes, il faut qu’on trouve des canaux de communication qui sont assez similaires » , a-t-il confié.

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Une dame regarde par la fenêtre lors de la journée portes ouvertes à la mosquée A’Rahmane de Sherbrooke. Photo : Radio-Canada/Annick Sauvé

Démystifier l’enterrement

Alors qu’un cimetière musulman pourrait bientôt voir le jour à Sherbrooke, l’ACIE a profité de l’occasion pour expliquer en détail le rite funéraire musulman.

Pour l’intervenant en soins spirituels Jean-François Therrien, la présence de ce site funéraire en Estrie simplifiera la vie des musulmans du coin qui, pour le moment, doivent enterrer leurs morts dans la région de Montréal et idéalement dans les 24 heures suivant le décès.

« Quand une personne décède ici, le temps d’appeler Montréal, le temps qu’ils viennent et repartent, c’est sûr et certain que ça va être difficile, parce que la personne qui vit le deuil est dans un choc émotif, elle n’est pas capable de réfléchir à ça » , a expliqué Jean-François Therrien.

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L’intervenant en soins spirituels Jean-François Therrien offre son soutien aux familles endeuillées : « mon travail c’est d’accompagner les mourants, quelle que soit la spiritualité de la personne ». Photo : Radio-Canada/Annick Sauvé

L’intervenant a décortiqué de long en large le rituel funéraire islamique, qui est sensiblement le même pour les musulmans de confessions chiite et sunnite. Une fois les ablutions et prières complétées, le corps du défunt est placé dans un linceul, puis enterré en direction de la Mecque. « Le but, c’est de ramener la personne à [sa] sacralité » , a rappelé Jean-François Therrien.

Une fois le corps enterré, la mémoire du défunt est soulignée de manière toute simple. « [On ne veut] pas de grosse pierre tombale, pas de mausolée non plus. Dans la tradition musulmane, on ne veut pas idolâtrer les morts […] : ça peut être juste une petite pierre tombale » , conclut Jean-François Therrien.

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