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SHAFAQNA – Le Muslim Post : La Mongolie compte environ 30 millions d’ovins —plus que la Nouvelle-Zélande — pour… 3 millions d’habitants. Autant dire que le pays a un potentiel d’exportations impressionnant. Et pourtant, indique Reuters, « jusqu’à présent, les exportations de viande ont été minimes. » Mais les sanctions décidées par les Etats-Unis contre l’Iran pourraient bien profiter à ce pays d’Asie — qui ne compterait que 120 000 musulmans —, qui veut désormais se faire une place sur le marché du halal. En 2017, la Mongolie a exporté 2 600 tonnes de moutons et de chèvres. C’est encore peu mais onze fois plus qu’en 2016. « Le marché de la viande halal se développe dans le monde entier, laissant entrevoir de nouvelles opportunités pour la Mongolie », résume Ochirbat Begz, directeur exécutif de la Mongolia Meat Association.

L’avantage de la viande mongole : les grands espaces dans lesquels évoluent les animaux. Une viande bio provenant d’animaux élevés en plein air : les moutons et chèvres mongols devraient rapidement se faire une place dans l’industrie de la viande halal. Notamment en Iran, donc. « Avant de passer un contrat avec une société iranienne, nous exportions uniquement du bœuf et de la viande de cheval vers d’autres pays », raconte Otgon-Erdene Bavuudorj, directeur général de l’usine Darkhan Meat Foods de Kuntuguan. Une usine qui emploie deux-cents travailleurs et qui prévoit, en 2018, de doubler ses exportations de viande grâce au halal. Après un passage par la Russie et le Kazakhstan dans des camions frigorifiques, la viande met deux semaines à rejoindre Téhéran.

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Malgré les perspectives alléchantes, l’industrie mongole de la viande doit d’abord régler quelques détails. La Mongolie doit notamment améliorer sa technologie dans les usines d’abattage et former davantage de personnel. Rappelons que la Mongolie est un pays à majorité bouddhiste et que les musulmans ne représentent que 3 % de la population. Or, pour qu’elle soit halal, la viande doit être produite par des musulmans. Enfin, le pays doit également lutter contre des maladies comme la fièvre aphteuse pour pouvoir garantir à l’Iran une viande saine. Quant au bio, il oblige la Mongolie à opter pour une production saisonnière : « Les pays importateurs exigent des approvisionnements réguliers, ce qui est impossible à respecter » aujourd’hui, nuance la Mongolia Meat Association.

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