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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Le port d’un « voile ou d’un foulard qui cache uniquement la chevelure et les oreilles est autorisé dans la mesure où le reste du visage n’est pas dissimulé. » Voilà la directive de la direction de l’administration pénitentiaire, qui précise par ailleurs qu’il « n’y a pas lieu d’interdire le port du tchador et du hijab. Les personnes qui en sont vêtues doivent donc pouvoir accéder à l’établissement sans se découvrir. » Cette note, transmise en 2011 aux chefs d’établissements pénitentiaires, a le mérite d’être claire. Pas assez apparemment pour le directeur de la maison d’arrêt de Montbéliard qui, cet été, a proposé dans une note interne publiée par Mediapart de refuser « l’accès à une personne qui ne veut pas dévoiler l’intégralité de sa tête. » Selon Abélard Ndombi, « la personne demandant accès au parloir doit s’identifier telle que présente la photographie de la carte d’identité, passeport, permis de conduire. » C’est-à-dire dévoilée.

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Note interne du directeur de la maison d’arrêt de Montbéliard. © Mediapart

Une note qui a été mise en application ces dernières semaines. France Bleu raconte en effet comme une femme a été contrainte de retirer son voile à l’entrée de la prison de Montbéliard. Un agent zélé aurait demandé à la mère d’un détenu de retirer son foulard. Pourtant, précise le site de la radio, cette directive est contraire à la loi. « La question n’a pas à se poser ! La personne arrive dans l’établissement avec un voile, son visage n’est pas dissimulé, il n’y a pas de difficultés. On la reconnait et elle rentre dans l’établissement, point final », explique ainsi Pascal Vion, directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon. Selon l’Observatoire national des prisons, d’autres établissements agissent également de la sorte : « A Fresnes, on a fait annuler une note de la direction qui interdisait aux familles de franchir le muret de séparation entre le détenu et ses proches », indique par exemple François Bès, coordinateur du pôle enquête à l’Observatoire.

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