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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Le site Démocratie participative a été reconnu comme ouvertement xénophobe, raciste et antisémite. Le contenu de ce site de la « fachosphère » avait été signalé à la justice en 2017. Il devrait être bloqué d’ici peu. 

En effet, le 8 novembre dernier, le procureur de la République de Paris, a assigné en référé neufs fournisseurs d’accès à internet. Une mesure d’urgence afin que ceux-ci rendent le lien inaccessible aux internautes de façon « définitive et illimitée ».

La décision de justice rendue hier, donne 15 jours à SFR, Orange, Free et autres pour bloquer ce site « à partir du territoire français ». Passé ce délai les opérateurs s’exposent à une astreinte de 10.000 euros par jour de retard.

Le tribunal de grande instance de Paris a estimé que ce site site menace « l’ordre public » et dénonce des « mots d’une extrême violence et qui exhortent en même temps au passage à l’acte violent contre des personnes en raison de la religion, de l’origine ou de l’orientation sexuelle ». 

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Ce n’est pas la première fois que la justice ordonne le blocage d’un site internet. Mais la procédure en référé du procureur de la République est une première. En 2005, les fournisseurs d’accès avaient été contraints de filtrer l’accès au site négationniste et antisémite de l’Association des anciens amateurs de récits de guerre et d’holocauste.

Cependant, si ce site haineux (qui a enregistré 147.000 visiteurs uniques en septembre selon les chiffres de Médiamétrie) est bloqué, leurs auteurs ne seront pas traduits en justice, faute d’identification.

Pourtant, « Il est fortement probable que ce site soit l’oeuvre de Boris Le Lay », a avancé Patrick Klugman, avocat de SOS Racisme. Boris Le Lay est un blogueur ultranationaliste breton condamné à plusieurs reprises à des peines de prison ferme notamment pour ses positions racistes. Il résiderait actuellement au Japon, un pays avec lequel la France n’a pas de convention d’extradition.

De plus, Démocratie participative ne pourra être fermé ou supprimé, car celui-ci est hébergé aux Etats-Unis. Il est donc placé sous la protection du Premier amendement des États-Unis garantissant la liberté d’expression.

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