PARTAGER

SHAFAQNA – Le Muslim Post : « Il faut cesser de traiter ces personnes de façon inhumaine et reprendre la distribution immédiatement. » Voilà l’appel lancé par Human Rights Watch. L’ONG réagit à l’arrêt, depuis le début du mois d’août, de la distribution de nourriture par les autorités hongroises aux demandeurs d’asile déboutés détenus dans des zones de transit à la frontière avec la Serbie. La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a pourtant ordonné, le 10 août, la reprise de la distribution suite à un appel d’urgence déposé par une association locale, mais la Hongrie persiste : rien dans la loi ne les oblige à fournir de la nourriture aux personnes en transit.

Mais Human Rights Watch rappelle au gouvernement hongrois qu’il a « des obligations contraignantes en vertu de multiples traités et normes relatifs aux droits humains qui interdisent le traitement inhumain et dégradant des personnes placées sous leur garde et exigent que ces personnes soient traitées avec humanité et dignité. » L’ONG réclame donc de la nourriture, mais aussi de l’eau et l’accès à l’hygiène et aux soins médicaux pour ces exilés. HRW demande à ce sujet un changement explicite dans la loi. Pour Lydia Gall, chercheuse sur l’UE orientale et les Balkans au sein de l’ONG, le gouvernement hongrois « s’est abaissé à un nouveau niveau d’inhumanité. »

À lire aussi: 54% des Français contre l’accueil de migrants en France, selon un sondage

Pour la chercheuse, il s’agit sans doute là d’une façon « cynique » de « forcer les gens à renoncer à leur demande d’asile et à quitter la Hongrie. » HRW cite les cas de deux familles afghanes et de deux frères syriens privés de nourriture. Parmi eux, une femme qui allaite et des enfants qui ont pu obtenir de la nourriture. Sauf que les autorités locales leur ont formellement interdit de partager leurs aliments avec les autres membres de leur famille. « Des dizaines d’autres demandeurs d’asile déboutés risquent d’être privés de nourriture », redoute Human Rights Watch qui déplore par ailleurs que même les humanitaires soient interdits d’accès lorsqu’ils livrent des colis de nourriture dans les zones de transit.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here