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De la fumée s'élève du village de Baghouz, en Syrie, le 20 mars 2019 (image d'illustration).

SHAFAQNA – RT : La France et la Belgique n’ont pas tardé à réagir aux accusations du général russe Victor Kouptchichine, qui affirmait le 29 mars que les services secrets français et belges participeraient à l’organisation d’une provocation à l’arme chimique en Syrie, afin de piéger Moscou et Damas. «Selon l’information du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, des groupes armés illégaux qui opèrent sur le territoire de la zone de désescalade d’Idleb sont en train de préparer des actes de provocation qui visent à accuser les forces aériennes russes et les troupes du gouvernement syrien d’utiliser des substances toxiques contre la population civile», assurait ainsi le général.

Lors d’un point presse, le 1er avril, le Quai d’Orsay a nié ces allégations, évoquant un «mensonge grossier». Quelques jours plus tôt, la ministre de l’Armée Florence Parly avait simplement partagé l’article de RT France relayant les déclarations du général russe, avec un mot d’esprit pour seul commentaire : «C’est lundi le 1er avril, ne soyez pas si impatients !»

La Défense belge a pour sa part publié un bref communiqué, dans lequel elle assure que «la Belgique respecte la convention sur l’interdiction des armes chimiques et ne participe pas à ce genre d’actions militaires». Un responsable du ministère avait par ailleurs confié à RIA Novosti que le ministère belge de la Défense «rejetait les allégations de participation à la préparation d’une provocation à Idleb impliquant l’utilisation de substances toxiques».

D’autres, au lieu de réagir à l’information en tant que telle, ont préféré attaquer le média qui l’a relayée, à savoir RT France. L’ambassadeur français aux Etats-Unis Gérard Araud avait ainsi tweeté dès le 29 mars : «RT n’est pas une chaîne d’information. C’est l’instrument d’une puissance étrangère. Y apparaître, c’est en être complice.»

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