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SHAFAQNA – Ce qui suit fait partie du livre La Rationalité de l’Islam, Par un groupe de savants, Édité et traduit et annoté par Abbas Ahmad al-Bostani, sélectionné par SHAFAQNA.

L’expérience montre que la duperie, la fraude et le mensonge sont condamnés à déboucher sur une contradiction interne et des affirmations incohérentes. Cela arrive notamment lorsqu’une personne s’occupe pendant des années de sujets sérieux tels que la loi, la sociologie, les croyances religieuses, etc. Ce n’est que naturel qu’un imposteur soit un jour ou l’autre embrouillé et qu’il tombe en proie à l’incongruité. Proverbialement parlant, un menteur manque de mémoire.

Le Saint Coran a traité de nombreux sujets. Il parle de la loi, de l’économie, de la politique, d’organisation sociale, des règles de la morale, etc… Il s’étend aussi sur l’astronomie, l’histoire, les règlements de la guerre et de la paix, ainsi que sur diverses sciences. Il a jeté la lumière sur les anges, les étoiles, les vents, les océans, les plantes, les animaux, le Jour de la Résurrection et ainsi de suite. Mais on n’y décèle à aucun moment, aucune trace de contradiction ou d’incongruité. L’histoire de Moïse y est répétée de nombreuses fois, sans qu’on découvre une quelconque contradiction substantielle dans les différentes versions.

La compacité du Saint Coran devient plus significative lorsque nous gardons présent en mémoire le fait que ses versets ont été révélés graduellement au cours de longues années. Allah a souligné ce trait caractéristique du Saint Coran: “Ne méditent-ils pas sur le Coran? Si celui-ci venait d’autre qu’Allah, ils y trouveraient de nombreuses contradictions.” (Sourate al-Nisâ’; 4:82)

Ce verset attire l’attention des gens sur un fait qu’ils connaissent intuitivement. Ils savent que les déclarations d’un imposteur sont susceptibles de se contredire et de s’embrouiller. Mais tel n’est pas le cas du Coran. Son contenu est caractérisé par la consistance et la cohérence.

Tous ceux qui ont étudié l’histoire du pré-islam, savent qu’un état de choses scandaleux prévalait à cette époque-là. Les moeurs étaient au plus bas de leur déclin. Les razzias et le pillage étaient monnaie courante. A la moindre provocation, les bédouins étaient prêts à déclencher la guerre. Ils étaient païens dans leurs croyances et sauvages dans leur conduite. Il n’y avait pas de religion commune, ni de gouvernement institué . Les idolâtres constituaient la majorité des gens. Des tribus diverses adoraient des déités différentes. Les jeux de hasards foisonnaient. L’une des coutumes avilissantes de l’époque consistait à épouser la belle-mère après la mort du père. La coutume la plus barbare était de brûler vivantes les filles après leur naissance.

Telles étaient donc quelques-unes des coutumes et des conventions des Arabes du pré-islam. Mais avec l’avènement de l’Islam, tous les maux ont été déracinés. Les mêmes Arabes ont adopté des habitudes excellentes. Le paganisme a été remplacé par la croyance au monothéisme, l’ignorance, par la connaissance, l’inimitié, par la sympathie. Les Arabes sont devenus une nation bien soudée et les porte-étendards d’une culture dynamique dans le monde.

Dozy(12), l’éminent savant allemand dit: “Après l’apparition de l’Islam qui a unifié les tribus arabes et les a soudées dans une nation ayant le même but, les Musulmans sont devenus les maîtres d’un empire qui s’étendait de Tagus en Espagne au Gange en Inde, et ont hissé l’étendard de la culture sur de vastes territoires du monde. Tout cela s’est déroulé à une époque où l’Europe tâtonnait dans l’obscurité du Moyen-Age.”

Cette réalisation n’a été rendue possible que grâce aux enseignements du Saint Coran qui l’a emporté sur us les autres Livres Divins. Les enseignements du Saint Coran sont clairs et logiques. Ils sont justes, équilibrés et fondés sur le bon sens commun. Dès le premier chapitre du Saint Coran, l’homme apprend à dire à Allah: “Guide-nous vers le droit chemin.” (Sourate al-Fâtihah; 1:5).

Ce verset, si court soit-il, est riche en signification. Le Saint Coran a mis l’accent sur la justice et l’équité. Il dit:

“Allah vous ordonne de restituer les dépôts et de juger selon la justice, lorsque vous jugez entre les hommes.” (Sourate al-Nisâ’; 4:58)

“Que la haine envers un peuple ne vous incite pas à commettre des injustices. Soyez justes! Cela est plus proche de la piété.” (Sourate al-Mâ’idah; 5:8)

“Allah commande (aux gens) d’observer la Justice, la bienveillance et des relations convenables avec les proches parents. IL leur interdit la turpitude, I’acte répréhensible et la rébellion. IL vous exhorte pour que vous réfléchissiez.” (Sourate al-Nehal; 16:90)

Le Saint Coran nous a mis en garde aussi bien contre l’avarice que les prodigalités:

“Ne porte pas ta main fermée à ton cou, et ne l’étend pas non plus trop largement, sinon tu te retrouverais honni et misérable.” (Sourate Bani-Isrâ’il; 17:29)

Le Livre Sacré prescrit la patience:

“Ceux qui auront fait le bien en ce monde recevront une belle récompense.” (Sourate al-Zomar; 39:10)

“Allah aime ceux qui sont patients.” (Sourate Âle-`Imrân; 3:146)

En même temps, il est loin de demander à l’opprimé de rester les mains croisées. Pour que la justice soit assurée et l’illégalité prévenue, il demande aux victimes de l’injustice de riposter:

“Attaquez celui qui vous agresse dans la mesure où il vous agresse, et sachez qu’Allah est avec ceux qui sont pieux.” (Sourate al-Baqarah; 2:194)

En prescrivant la justice, l’intégrité et la modération, le Livre d’Allah a introduit un système qui assure à l’homme le succès aussi bien dans ce monde que dans l’autre. Il dit:

“Celui qui obéit à Allah et à Son Prophète sera introduit dans des Jardins où coulent les ruisseaux; ils y demeureront immortels. Voilà le bonheur sans limites”. (Sourate al-Nisâ’; 4:130)

“Celui qui aura fait le poids d’un atome de bien, le verra; celui qui aura fait le poids d’un atome de mal, le verra.” (Sourate al-Zalzalah, 99: 7-8)

“… recherche la demeure dernière par les moyens qu’Allah t’a accordés, et ne néglige pas ta part de la vie de ce monde.” (Sourate al-Qaçaç, 28:77)

Beaucoup de versets du Saint Coran incitent les gens à acquérir le savoir et à observer la piété, mais le Saint Coran leur permet de jouir des bienfaits de la vie:

«(Muhammad) demande-leur: “Qui donc a déclaré illicites la parure qu’Allah a produite pour Ses serviteurs, et les excellentes nourritures qu’IL vous a accordées?”» (Sourate al-A`râf, 7:32)

Le Saint Coran n’ignore pas les relations de l’homme avec ses semblables:

“O les Croyants! Respectez vos engagements.” (Sourate al-Mâ’idah, 5:1)

Il insiste pour que les gens soient bons envers leurs femmes, leurs parents, leurs proches, leurs frères musulmans et envers toute l’humanité: “comportez-vous envers vos femmes avec bonté.” (Sourate al-Nisâ’; 4:19)

“Les femmes ont des droits similaires à ceux des hommes.” (Sourate al-Baqarah; 2:228)

“Adorez Allah! Ne Lui associez rien! Vous devez user de bonté envers vos parents, vos proches, les orphelins les pauvres, le client qui vous est étranger, le compagnon qui est proche de vous, le voyageur et vos esclaves. Allah n’aime pas celui qui est insolent et plein de gloriole.” (Sourate al-Nisâ’; 4:36)

Ce sont là quelques spécimens des enseignements du Saint Coran, qui enjoignent à tout Musulman d’exhorter les autres à faire le bien et à s’abstenir du mal. Cette loi a aplani le chemin devant l’expansion de l’Islam et elle a infusé un esprit de noblesse et de vertu dans les rangs des gens. L’Islam a chargé chaque personne du devoir d’inciter les autres à faire le bien et à s’abstenir du mal. Tous les Musulmans sont priés impérative-ment de prêcher les enseignements de l’Islam et ce jusqu’à ce qu’ils soient appliqués.

L’un des plus beaux enseignements de l’Islam est l’unité et la fraternité entre tous les secteurs de la société. L’Islam ne reconnaît aucune distinction entre les gens, si ce n’est celle fondée sur le savoir et la piété.

Le Saint Coran dit:

“Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux d’entre vous.” (Sourate al-Hujurât; 49:13)

“Ceux qui savent et les ignorants sont-ils égaux?” (Sourate al-Zumar; 39:9)

Le Prophète de l’Islam a dit: “L’Islam a honoré ceux qui avaient été considérés comme bas pendant l’époque de l’obscurantisme. II a honni l’habitude antéislamique de se vanter des ancêtres. Maintenant tous les hommes sont égaux indépendamment de leur race et de leur couleur. Le plus cher d’entre eux, aux yeux d’Allah, le Jour du Jugement, sera le plus pieux et le plus obéissant d’entre eux.”

C’est à cause de sa foi parfaite que Salmân al-Fârisi a été préféré par l’Islam à tous les autres Compagnons et considéré comme membre de la famille du Saint Prophète. L’Islam a, en revanche, dénoncé Abou Lahab, l’un des propres oncles du Prophète, à cause de sa méchanceté et de sa désobéissance à Allah.

Nous constatons que le Messager d’Allah ne se montrait jamais fier de sa noble ascendance comme c’était la coutume de l’époque. Au lieu de cela, il appelait son peuple à croire en Allah et au Jour du Jugement, et les poussait à s’unir autour d’une croyance commune. Il a pu unifier un peuple déchiré par les hostilités internes, la vendetta, les rivalités, les discordes, et la glorification des ancêtres. Il a tellement effacé leur arrogance qu’il n’était plus rare ni surprenant de voir un homme de haute naissance marier sa fille à un pauvre musulman de basse naissance.

Les enseignements du Saint Coran encouragent aussi bien le bien-être de l’individu que celui de la société. Le Saint Coran a fixé des lois qui assurent le succès dans ce monde et dans l’autre. Il est à rappeler que le Prophète de l’Islam était né et avait grandi dans une société barbare au dernier degré; donc, la promulgation de ces lois bénéfiques, sous la Guidance divine, est une manifestation claire de sa Prophétie.

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