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SHAFAQNA – Webdo | par Hatem Bourial : J’ai beaucoup de tendresse pour cette photo. C’est l’une des rares photographies qui rend compte d’une époque – la fin des années trente – où l’équipe nationale tunisienne était véritablement plurielle.

En ce temps, nul besoin de naturaliser en catimini des Brésiliens ou convoquer Tunisiens de la diaspora pour que les Aigles de Carthage soient le reflet de plusieurs communautés et origines.

A cette époque, le onze tunisien recrutait partout et on trouvait côte à côte les joueurs d’origine italienne ou française et ceux de confessions différentes.

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En ce temps, André Tuil, joueur de l’Union sportive tunisienne était le gardien des Aigles. Dans la même formation, on retrouvait Azzopardi qui jouait à l’Association sportive de Ferryville, Ducousseau de l’Union sportive de Béja ou Canino de l’Italia.

Clubistes et Espérantistes constituaient le plus fort du contingent tunisien musulman. On trouvait les Akacha, Ben Ammar, Abdesslem et autres Kacem et Bransi.

Sehili de l’Etoile et Ben Cheikh du Club Bizertin complétaient ce onze qui pouvait aussi compter sur les services de Mehl, joueur du Racing de Tunis.

Un onze à la belle allure qui témoigne d’une Tunisie plurielle et métissée.

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