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SHAFAQNA – Oumma : Israël a bombardé la Bande de Gaza de plus d’une douzaine de frappes dans la nuit de mercredi ignorant les avertissements d’un responsable des Nations Unies disant que les hôpitaux étaient sur le point de manquer de carburant de secours.

Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que Inas Muhammad Khamash, femme enceinte de 23 ans, a été tuée par un bombardement au centre de Gaza avec sa fille Bayan d’un an et demi. Le mari de cette femme, Muhammad Khamash, a été également  blessé.

Le ministère de la Santé de Gaza a également annoncé la mort d’Ali al-Ghandour, 30 ans, au nord de Gaza. Les circonstances de sa mort n’ont pas été immédiatement clarifiées.

L’attaque a fait suite à une série d’escalades qui ont commencé avec l’assassinat de deux combattants gazaouis mardi matin.

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L’agence de presse Ma’an a dit que les deux hommes s’appelaient Ahmad Murjan et Abd al-Hafiz al-Silawi, membres des Brigades Qassam, aile militaire du Hamas.

Pour cet incident, Israël a déclaré qu’il a frappé une infrastructure du Hamas pour répondre à des tirs venus de Gaza.

Le Hamas a démenti les déclarations d’Israël et plus tard, la nouvelle a transpiré que les soldats avaient confondu des tirs au cours d’un exercice sur la base d’un commando naval du Hamas avec une attaque de snipers.

« Les troupes israéliennes ont pensé par erreur que le tir les visaient et ont répondu avec un tir de char », a rapporté le quotidien israélien Haaretz.

Le tir a eu lieu à deux kilomètres de là où les soldats, membres du Génie, opéraient.

Les groupes palestiniens ont tiré des dizaines de roquettes vers Israël – quatre d’entre elles frappant la ville de Sderot au sud d’Israël – plus tôt dans la soirée de mercredi après qu’Israël ait attaqué une « cible appartenant au Hamas » au nord de Gaza.

On rapporte que c’était une réponse aux tirs qui ont frappé un véhicule civil engagé dans la construction d’une barrière le long du périmètre oriental du territoire.

Neuf Israéliens ont été blessés à la suite d’un tir de roquette mercredi, selon Haaretz. Le ministère de la Santé de Gaza a fait état de six blessures nécessitant hospitalisation.

Les photos et les vidéos chargées sur les médias sociaux montrent des frappes israéliennes sur des zones densément peuplées de Gaza.

L’armée israélienne a publié une vidéo de ce qu’elle a déclaré être une frappe sur un « véhicule utilisé par une escouade lance-roquettes de Gaza ».

Les médias d’Israël montrent des voitures endommagées et des personnes blessées.

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Une autre vidéo montre des familles courant pour s’abriter dans un parc alors qu’une roquette venant de Gaza est interceptée.

Cette escalade arrive alors que le Hamas et Israël semblaient s’approcher d’un accord après des semaines de conversations indirectes par l’intermédiaire des Nations Unies et de l’Egypte.

Cet accord à plusieurs niveaux verrait apparemment l’adoucissement du blocus d’Israël et l’installation de projets humanitaires financés internationalement après la déclaration d’un cessez-le-feu immédiat, y compris l’arrêt des cerfs volants et ballons incendiaires envoyés depuis Gaza.

Nickolay Madlenov, envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen Orient, a dénoncé l’escalade de mercredi dernier, déclarant : « Nos efforts collectifs ont empêché la situation d’exploser jusqu’à maintenant. »

Il a averti que, si « on ne la maîtrise pas immédiatement, la situation peut rapidement se détériorer avec des conséquences dévastatrices pour tout le monde ».

« Je suis extrêmement inquiet de la récente escalade de violence entre Gaza et Israël et particulièrement des multiples roquettes lancées aujourd’hui sur les communautés du sud d’Israël.

Depuis des mois, j’ai averti que la crise humanitaire, sécuritaire et politique à Gaza fait risquer un conflit dévastateur dont personne ne veut. L’Onu a engagé avec l’Egypte et toutes les parties concernées un effort sans précédent pour éviter une telle évolution.

Nos efforts collectifs ont empêché la situation d’exploser jusqu’à maintenant. Cependant, si l’escalade actuelle n’est pas contenue immédiatement, la situation peut rapidement se détériorer avec des conséquences dévastatrices pour tout le monde.

Nous continuerons à travailler ardemment pour que Gaza s’éloigne du précipice, que toutes les questions humanitaires soient prises en compte et que les efforts conduits par l’Egypte pour aboutir à une réconciliation entre Palestiniens aboutissent. »

Le ministère de la Santé de Gaza a averti plus tôt mercredi que ses réserves de fuel seraient bientôt épuisées et a appelé « toutes les parties concernées à agir vite pour éviter le désastre ».

La coordinatrice humanitaire de l’ONU, Jamie McGoldrick, a réclamé à Israël d’autoriser immédiatement l’entrée de fuel de secours dans Gaza.

« Le bien-être de deux millions de personnes, dont la moitié sont des enfants, est en jeu », a déclaré McGoldrick. « Il est inacceptable que les Palestiniens de Gaza soient répétitivement privés des éléments basiques d’une vie digne. »

On a besoin d’urgence de fuel de secours pour éviter la fermeture des hôpitaux de Gaza et le déversement des égouts dans les rues d’une des zones les pus densément peuplées au monde.

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« Les hôpitaux et autres services de santé essentiels réduisent leurs activités, cinq hôpitaux envisageant leur fermeture possible dans les trois prochains jours si le fuel de secours n’est pas autorisé à entrer », a déclaré le bureau de McGoldrick.

Deux mille patients qui dépendent d’installations électriques dans les hôpitaux de Gaza sont soumis à un risque majeur.

Le financement de fuel de secours pour toutes les installations critiques arrive à expiration dans environ une semaine, d’après le Bureau de l’ONU pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA).

L’OCHA a ajouté que « 4.5 millions de dollars sont nécessaires pour être sûrs que les services essentiels puissent continuer à fonctionner à un niveau minimum jusqu’à la fin de l’année ».

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