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SHAFAQNA – Dans chapitre 119 de son livre Usul al-KafiSheikh al-Kulayni a raconté le hadith suivant au sujet de  “ les dignités de l’Imam Jafar Sadiq:

Hosseyn lbn-é Mohammad a rapporté cet hadis de Moalla lbn-é Mohammad, et lui d’Al-Barghi, et lui de son père, et lui de l’individu qu’il avait mentionné, et ce dernier de Rofay’d, l’esclave de Yazid Ibn-é Amr lbn-é Hobay’rah (1) qui avait dit:” [En une occasion, mon maître] lbn-é Hobay’rah se fâcha contre ma personne et jura de me tuer! Je m’enfuis, [épouvante,] et cherchai refuge aupres d’Aba Abdellah [l’Imam Sadiq as] en l’informant de ce qui m’était arrivé.
Il me dit
: “Retourne [à la maison de ton maître] et salue-le de ma part et dis-lui [de ma part]:”J’ai donné refuge à ton esclave: Rofay’d, contre ta personne[Par conséquent,] ne le maltraîte pas [ne lui nuis pas].”
Je lui dis:”Que je donne ma vie pour
vous! Il vient de Châm et il a de mauvaises opinions!”
Il me dit: “Va à lui et [fais] comme je t’ai dit de faire …”
Je
rentrai donc.
Dans
le chemin [de retour], dans une région désertique, je rencontrai un Bédouin qui me demanda: “Où vas-tu? Or, je vois le visage d’un homme qui va , à la rencontre de sa mort…”
Il me dit alors: “Montre-moi ta main
.
Je
fis comme il m’avait dit de faire.
Il me dit:
[Oui, en effet,] cest la main de quelqu’un qui sera tué sous peu.”
Il me dit ensuite: “Montre-moi ton pied
.
Je le lui montrai.
Il me dit:
“C’est [en effet] le pied de celui qui sera tué prochainement!”
Il me dit encore:
“Montre-moi ton corps.”
Je le lui montrai. Il déclara: “[En effet,] c’est le corps d’un homme qui sera tué sous peu
Il me dit alors
: “Sors ta langue [de ta bouche]!”
Je la sortis. Il me dit: “Continue ton chemin! Aucune calamité ne t’arrivera, car dans ta langue, il y a un message que si tu délivres même aux hautes montagnes, elles t’obéiront!”
Je continuai done ma route, jusqu’à ce que je m’arrêtasse devant la porte [d’entrée de la maison] de Hobay’rah
.
Je demandai permission [d’entrer].
Lorsque je me présentai à 
lui, il déclara: “[Ah! Voilà que] le fugitif [fautif] revient de ses propres pieds! Ô garçon! Apporte-moi done ma corde [en cuir] et mon épée!” .
Il ordonna à ce que mes mains et ma tête fussent liées. Le bourreau se tint au-dessus de moi, prêt à frapper mon cou [et me décapiter] ...
Je dis [alors]: “Ô commandant! Tu n’as pas pu me rattraper par force, et c’était moi-même qui suis venu ici, de mon propre gré. Il y a quelque chose que je voudrais te dire; après cela, tu seras libre de faire ce que tu voudras
Il me dit: “Parle!”
Je
dis: “Tu devrais me permettre de ta parler en privé.”
Il ordonna que tous quittassent la chambre. Je lui déclarai alors: “Djafar 
Ibn-é Mohammad te salue et te dit:J’ai donné refuge à ton esclave Rofay’d, contre ta personne. Ne le maltraîte point [ne lui nuis pas]!”
Il déclara: “Au nom d’Allah! Est-ce que Djafar Ibn-é Mohammad t’a vraiment dit ces choses et il m’a
salué...?”

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Je jurai et il me répéta [les paroles de l’Imam as] par trois fois.
Il me libéra alors et délia mes mains en déclarant: “Je ne serai tranquille que si tu fais avec moi, ce que je viens de faire avec toi…
Je dis: “Mes mains ne seront aucunement capables de faire une chose pareille et ma conscience non plus n’acceptera point de faire une telle chose!
Il déclara: “Par Allah! Rien ne me tranquillisera [et contentera], excepté cela!”
Je fis alors les choses qu’il m
avait fait et après cela, je lui déliai les mains.
Il me donna ensuite son propre sceau et dit: “[Toutes] mes affaires sont [désormais] entre tes mains! Fais comme bon te semble...”

Notes

1. Ibn-é Hobay’rah devint le gouverneur de l’Irak, par les ordres de Marvan Ibn-é Mohammad, le dernier Caliphe Marvanite. Son Palais était très célèbre.

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