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Koufa, Imam Hussein

SHAFAQNA – Ce qui suit fait partie du livre La tragédie de Hussein (as), écrit par Cheikh Sadouq et traduit par Mourtaza Radjahoussen, ce livre est la traduction des narrations des assemblées trente et trente et une, extraites de al-Amali, qui traitent précisément des récits du martyre de l’Imam Hussein (as). Ces deux assemblées avaient été tenues par Cheikh Sadouq les 9 et 10 muharram de l’an 368 de l’hégire, sélectionné par SHAFAQNA.

THA’LABIYYAH
Imam Hussein (as) et ses compagnons continuèrent la route jusqu’à arriver à Tha’labiyyah. À cet endroit, un homme du nom de Bishr b. Ghalib vint voir Hussein (as) et lui dit : « Ô fils du Messager d’Allah, explique-moi le sens du verset {Le jour où Nous appellerons chaque groupement d’hommes par leur
imam}1. »
Il lui répondit : « Il s’agit de l’imam qui invite les gens à la guidance et qui est suivi ou de l’imam qui entraîne les gens à la perdition et qui est suivi. Les premiers iront au Paradis et les
seconds en Enfer, comme l’indique la parole d’Allah, Le Puissant et L’Exalté : {Un groupe au Paradis et un groupe dans la fournaise ardente}2.

‘OZAYB
Après quoi, il continua la route jusqu’à arriver à ‘Ozayb. Il y fit la sieste du midi, mais se réveilla éploré de son sommeil. Alors son fils lui demanda : « Pourquoi pleures-tu cher père ? »
Il lui répondit : « Ô mon fils, c’est un moment où les rêves ne tombent pas faux. J’ai vu quelqu’un en rêve me dire : “Vous avancez rapidement alors que la mort vous emmènera au
Paradis.” »

ROHAYMA
Ensuite, il continua la route jusqu’à arriver à Rohayma où il rencontra un homme de Koufa dont le surnom était Abou Harim. Ce dernier lui dit : « Ô fils du Prophète, pourquoi as-tu quitté
Médine ? »
Hussein (as) lui répondit : « Qu’Allah te fasse miséricorde, ô Abou Harim. Ils ont voulu me déshonorer, mais je n’ai rien dit, ils ont voulu me confisquer mes biens mais j’ai patienté, mais
lorsqu’ils ont voulu me prendre ma vie, j’ai dû fuir. Par Allah, ils finiront par me tuer, en conséquence, Allah les humiliera complètement, les détruira par l’épée et les soumettra à l’autorité
de quelqu’un qui les déshonorera.

À lire aussi : Adieu, Messager de Dieu! Imam Hussein (A.S) quitte Médine

L’ARRIVÉE DE HORR À ROHAYMA
Lorsque ‘Obaydollah b. Ziyad (qu’Allah le maudisse) apprit que Hussein (as) était arrivé à Rohayma, il dépêcha vers lui Horr b. Yazid avec [un escadron] de mille cavaliers. Horr relata : « Lorsque je quittai ma maison pour me diriger vers Hussein (as), j’entendis trois fois “Ô Horr, reçois la bonne nouvelle de ton
entrée au Paradis.” Mais lorsque je me retournai, je ne vis personne. Je me suis alors dit : “Que ta mère sanglote de
tristesse sur ton sort, Horr. Tu te diriges pour affronter le fils du Messager d’Allah (que les bénédictions et salutations d’Allah soient sur lui et sa famille) et on t’annonce la bonne nouvelle
du Paradis ?!” »

Horr atteignit [la caravane de] Hussein (as) au moment de la prière de midi. Ce dernier demanda à son fils de lancer l’appel à la prière et de réciter l’iqamah. Hussein (as) se leva et dirigea la prière pour les deux groupes. La prière terminée, Horr b. Yazid se précipita vers Hussein (as) et lui dit : « Que la paix, la iséricorde et la bénédiction d’Allah soient sur toi, ô fils du Messager d’Allah.»
Hussein (as) dit : « Que la paix soit sur toi. Qui es-tu, ô serviteur d’Allah ? »
Il répondit : « Je suis Horr b. Yazid. »
Il dit : « Ô Horr, es-tu avec nous ou contre
nous ? »
Horr répondit : « Ô fils du Messager d’Allah, par Allah, j’ai été envoyé pour vous combattre. Mais je demande protection à Allah pour qu’Il ne me fasse pas ressusciter de ma tombe [le Jour de
la Résurrection] les cheveux attachés aux pieds, les mains attachées au cou, me faisant jeter face contre le feu de l’Enfer. Ô fils du Messager d’Allah, où vas-tu ? Retourne à la ville sacrée de
ton grand-père, sinon tu te feras tuer. » Hussein (as) lui dit :
« Je continue, [car] la mort n’est pas une honte pour un jeune homme Lorsqu’il désire le Vrai, qu’il combat en étant musulman
[Lorsque] qu’il vient en aide aux hommes vertueux [en sacrifiant] sa vie Et qu’il abandonne le pécheur et s’éloigne du dépravé
Si je reste en vie, je n’aurai pas de regret et si je meurs, je ne m’en voudrai pas. En revanche, il est suffisamment humiliant pour toi de rester en vie face contre terre. »

QOTQOTANA
Ensuite, Hussein (as) continua sa route jusqu’à arriver à Qotqotana. À cet endroit, il s’arrêta et vit qu’une grande tente était installée. Alors il demanda : « À qui est cette grande tente?»
On lui répondit : « À ‘Obaydollah b. Horr alJo’fi. »
Hussein (as) lui envoya donc un messager. Il lui dit : « Ô homme, tu es dans l’erreur et Allah, Le Puissant et L’Exalté, te reprochera ton action sauf si tu te repens à Lui, Le Glorifié et L’Élevé, à l’instant même, en m’apportant ton aide. Ainsi, mon grand-père intercèdera en ta faveur devant Allah, Le Glorifié et L’Élevé. »
Il répondit : « Ô fils du Messager d’Allah, par Allah, si je te viens en aide, je serai le premier à me faire tuer devant toi. En revanche, voici mon cheval, prends-le. Par Allah, à chaque fois que je l’ai chevauché, j’ai toujours obtenu ce que je cherchais et je m’en suis sorti sain et sauf quand j’étais en danger. Il est à toi, prends-le. »
[À ce moment,] Hussein (as) détourna son visage et lui dit : «[Finalement,] nous n’avons besoin ni de toi ni de ton cheval. Et je ne prends comme aide ceux qui égarent. Dans ce cas, auvetoi. Si tu n’es pas de notre côté, alors ne sois pas non plus avec ceux qui nous combattent. Car celui qui entend notre cri, nous la  amille du Prophète (Ahl al-Bayt), mais qui ne nous vient pas en aide, alors Allah abattra son visage dans le feu de l’Enfer. »

  1. Le Noble Coran, 17 : 71
    2. Le Noble Coran, 42 : 7

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