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SHAFAQNA – Le Parisien : À Chevilly-Larue, la mosquée a été inaugurée dimanche matin, 7 octobre, en présence d’environ 150 personnes. Les participants ont découvert un édifice de 1 180 m2 avec de larges fenêtres aux formes orientales arrondies, construit dans le quartier des Sorbiers.

Un projet qui remonte « à 15 ans », comme le relate Jamal Maarof, qui préside l’association des musulmans de Chevilly-Larue (AMC) depuis plus de six ans. L’association avait été créée à l’origine dans l’optique de construire cette mosquée dont le coût total avoisine les 2 M€.

Financé à 100 % par des dons, ce bâtiment était en projet depuis 2009. C’est cette année-là que la ville de Chevilly a mis à disposition un terrain sous la forme d’un bail emphytéotique (longue durée). Avant son ouverture, les fidèles s’éparpillaient dans les lieux de prière voisins. « C’est un événement car c’est l’une des plus belles mosquées de la région », estime l’opposant municipal Yacine Ladjici (ex PS), évoquant un « travail de titan » avec des ouvriers venus du Maroc pour la construire « pendant plusieurs années ».

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Un lieu « ouvert à tous »

En réalité, la mosquée a ouvert ses portes aux fidèles depuis juin 2016 déjà. Elle dispose entre autres d’une salle de prière pour les femmes de 200 m², d’une salle de prière pour les hommes de 400 m², de quatre salles de classe, de locaux administratifs et d’un logement de fonction. Des cours d’arabe et d’apprentissage du Coran y sont proposés pour les enfants à partir de 5 ans et pour les adultes.

L’inauguration de dimanche matin a été l’occasion de rassembler « tout le monde », explique Jamal Maarof, et notamment les représentants des différents cultes religieux. Il évoque un lieu « ouvert à tous », où des événements culturels sont aussi en projet. « C’est une très belle mosquée, ajoute-il. Nous espérons par exemple l’intégrer aux journées du patrimoine ».

Dans son discours, la maire (PCF) Stéphanie Daumin a évoqué un lieu « de prière » mais aussi « de connaissance et de transmission de savoirs », estimant que son ouverture « marque le refus solennel d’abandonner l’islam aux prières de rue ou de cave, dans des conditions bien souvent si honteuses qu’elles rendent les fidèles plus vulnérables aux discours de haine et de repli sur soi ».

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