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fr.shafaqna - Fatima al-Ma'suma (a.s.) : la femme avec beaucoup de respect auprès des musulmans

SHAFAQNA – Fatima al-Ma’sûma (a), (en arabe : (فاطمة المعصومة(س), la fille de l’Imam Mûsa al-Kâzim (a) est parmi les femmes les plus considérées des Ahl al-Bayt (a) et une des plus pieuses. Elle jouit d’une grande estime et de beaucoup de respect auprès des musulmans. Elle est enterrée dans la ville sainte Qom en Iran où on lui a érigé un sanctuaire.

Généalogie

Parmi ses surnoms les plus connus on retrouve « al-Ma’sûma : المعصومة», que l’on déduisit d’un hadith attribué à l’Imam ar-Ridâ (a) qu’il dit :

 Celui qui fait la zîyârat de ma sœur al-Ma’sûma (a) à Qom, est comme celui qui m’a fait la zîyârat.

On retrouve dans un autre hadith d’elle-même, où elle fait allusion que son surnom est al-Ma’sûma et qu’elle est la sœur de l’Imam ar-Ridâ (a).

Parmi ses titres : at-Tâhira, al-Hamîda, al-Birra, ar-Rashîda, at-Taqîyya, an-Naqîyya, ar-Radîyya, al-Mardîyya, as-Sayyida, ûkht ar-Ridâ (la sœur d’ar-Ridâ).

Aujourd’hui elle est plus connue par Karîma Ahl al-Bayt. Il y a deux autres titres qui furent mentionnés dans un livre de la zîyârat, à savoir : as-Saddîqa et Sayyidat Nisâ’ al-’Âlamîn.[1] Son nom est Fatima, la fille de l’Imam Mûsâ al-Kâzim b. Ja’far as-Sâdiq b. Muhammad al-Bâqir b. Ali as-Sajjâd b. Husayn ash-Shahîd b. Ali b. Abî Talib (a) et Fatima Az-Zahra (a), la fille du Prophète (s).

Sayyid Mahmûd Mar’ashî (le père de l’Ayatollah Shahâb ad-Dîn Mar’ashî), vit en rêve l’un des Imams (a) qu’il attribua à Fatima al-Ma’sûma (a) le titre « Karîma Ahl al-Bayt » (généreuse des Ahl al-Bayt (a)) et lui recommanda de faire sa zîyârat.[2]

Caractéristiques et qualités personnelles

D’après les sources et les récits religieux qui nous parvinrent des enfants de l’Imam Mûsâ al-Kâzim (a), aucun parmi eux, malgré leur grand nombre – à l’exception de l’Imam ar-Ridâ (a) – n’a pu atteindre le statut éminent et la position élevée que celui atteint par Fatima al-Ma’sûma (a).

Lire aussi : La cause de surnommée Ma’soumah pour la sœur du imam Ridha et fut-elle infaillible ?

Cheikh Abbas al-Qummî déclara clairement son statut en disant :

 La meilleure des filles de l’Imam al-Kâzim (a) est sa glorieuse et vénéré Fatima, célèbrée par son surnom al-Ma’sûma.

Rang scientifique

On peut avoir une idée sur ses compétences et ses capacités intellectuelles et scientifiques, en se référant à certains documents historiques, qui attestent qu’un groupe de partisans chiites s’était dirigé vers Médine, dans l’intention d’avoir des réponses à certaines questions, mais l’Imam al-Kâzim (a) ne s’y trouva pas. Alors, Fatima al-Ma’sûma prit soin de répondre à toutes leurs questions par écrit.

A leur retour de Médine en route, ils croisèrent l’Imam al-Kâzim (a) et lui montrèrent les réponses écrites par Fatima al-Ma’sûma. Lorsqu’il vit les réponses, dit trois fois :

« Que son père soit sacrifié à sa place », pour dire que les réponses étaient toutes justes et qu’elle est digne de répondre aux gens.

Ainsi, il y a des hadiths concernant l’amour pour les Ahl al-Bayt (a)[3], la place du Commandeur des croyants (a) et ses chiites[4] qui furent rapportés par Fatima al-Ma’sûma (a).

Dans la zîyârât de Fâtima al-Ma’sûma (a), nous lisons :

« یا فاطمة اشفعی لی فی الجنة »
« Ô Fâtimah, interviens en ma faveur au Paradis, car tu as auprès de Dieu quelque importance ». (Mafâtîh al-Jinân)

Cette phrase déclare sa grande place auprès de Dieu et ce qu’elle a le statut d’intercession. Il y a un célèbre hadithde l’Imam as-Sâdiq (a) qu’il dit :

« au jour de la résurrection, tous les chiites entreront dans le paradis, par l’intercession de Fatima al-Ma’sûma. »[5]

Décès

Les anciennes sources ne firent pas allusion à la date du décès de Fatima al-Ma’sûma (a). Mais, selon les sources récentes, son décès fut au dixième jour de Rabî’ ath-Thânî, en l’an 201 de l’Hégire, à l’âge de 28 ans,[6] et selon d’autres, le jour douze de Rabî’ ath-Thânî fut le jour de son décès.[7]

Fatima al-Ma’sûma (a) fut enterré dans un quartier nommée « Bâbilân » (le haram actuel), où appartint à Mûsa b. Khazraj. On raconta des miracles et des récits extraordinaire concernant son enterrement.[8]

Voir aussi : Un petit court métrage : aborder le mérite de visiter le mausolée de Fatima

Mûsa b. Khazraj mit une ombrelle de natte de paille sur sa tombe. En l’an 256 H, Zaynab, la fille de l’Imam al-Jawâd (a) partit à Qom pour la visite pieuse de la tombe de sa tante (Fatima al-Ma’sûma (a)) et construisit un dôme sur sa tombe.[9]

Mérite de la zîyârat

Concernant de la vertu de la zîyârat de Fatima al-Ma’sûma (a), l’Imam as-Sâdiq (a) dit :

« Certes, pour nous, la ville Qom est comme Koufa. Le Paradis a huit portes dont trois de ces portes s’ouvreent sur Qom. Dans cette ville, décédera une dame de mes enfants nommée Fatima, la fille de Mûsâ (l’Imam Mûsâ alèKâzim (a)), par son intercession, tous mes chiites entreront dans le Paradis. »[10]

Il y a un autre hadith de l’Imam as-Sâdiq (a) :

« Quiconque rend visite à Fatima al-Ma’sûma, sera digne du Paradis. »[11]

Ainsi, cet hadith fut rpporté par les autres Imams (a) comme l’Imam ar-Ridâ (a).[12]

l’Imam ar-Ridâ (a) dit :

« Celui qui fait visite al-Ma’sûma à Qom, il est comme celui qui m’a fait visite. »[13]

Ainsi, il dit :

« Quiconque rend visite al-Ma’sûma, connaisant son droit, a le Paradis. »[14]

Aussi, l’Imam al-Jawâd (a) dit :

« Quiconque rend visite ma tante, al-Ma’sûma à Qom, il entrera dans le Paradis. »[15]

Zîyârat à réciter

Le texte de la zîyârat de Fatima al-Ma’sûma (a) fut rapporté par l’Imam ar-Ridâ (a).[16]

Cette zîyârat trouve dans les livres « Tuhfat az-Zâ’ir » et « Bihâr al-Anwâr ». Dans le livre « Tuhfat az-Zâ’ir », ‘Allâma al-Majlisî dit :

« Je rapporte seulement les zîyârat authentiques. »[17] Sauf Fatima az-Zahra (a), c’est Fatima al-Ma’sûma (a), la seule dame qui a une zîyârat rapportée par un Imam (a).[18]


 

  1. Khânsârî, Zubdat at-Tasânîf, vol 6, p 159
  2. Mahdîpûr, Karîma Ahl al-Bayt, p 43
  3. Bahr al-‘Ulûm, Al-‘Awâlim, vol 21, p 354
  4. ‘Allâma al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, vol 65, p 76
  5. Cheikh Abbas al-Qummî, Safînat al-Bihâr, vol 2, p 376
  6. Fiyd, Ganjîni thâr Qom, vol 1, p 386
  7. Namâzî, Mustadrak Safînat al-Bihâr, p 257
  8. Nâsir ash-Sharî’a, Târîkh Qom, p 166 ; Bihâr al-Anwâr, vol 48, p 290
  9. Al-Qummî, Muntahâ al- mâl, vol 2, p 379
  10. Namâzî, Mustadrak Safînat al-Bihâr, p 596
  11. ‘Allâma al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, vol 57, p 219
  12. Cheikh as-Sadûq, ‘Uyûn Akhbâr ar-Ridâ (a), vol 2, p 271; Shûshtarî, Majâlis al-Mu’minîn, vol 1, p 83
  13. Mahallâtî, Rayâhîn ash-Sharî’a, vol 5, p 35
  14. ‘Allâma al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, vol 99, p 266 ; Muhaddith an-Nûrî, Mustadrak al-Wasâ’il, vol 10, p 368
  15. Ibn Qûliwayh, Kâmil az-Zîyârât, hadith 827; ‘Allâma Majlisî, Bihâr al-Anwâr, vol 102, p 266
  16. ‘Allâma al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, vol 102, p 265
  17. ‘Allama al-Majlisî, Tuhfat az-Zâ’ir, p 3
  18. Hamîdî, ‘Ammi Sâdât Hadrat Ma’sûma, p 46

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