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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Ancien directeur de l’établissement privé confessionnel musulman hors contrat Al-Badr de Toulouse, Abdelfattah Rahhaoui a vu sa peine de prison avec sursis annulée par la justice, qui l’a relaxé. La cour d’appel de Toulouse a relaxé l’homme qui avait écopé de quatre mois de prison avec sursis. Abdelfattah Rahhaoui peut diriger et enseigner dans une école musulmane à nouveau. « C’est un soulagement pour lui et cette décision a été courageuse de la part des magistrats », note l’avocat d’Abdelfattah Rahhaoui, Me Samin Bolaky.

En 2015, l’école toulousaine Al-Badr avait été plusieurs fois inspectée par l’Education nationale qui avait estimé qu’il y avait « des carences dans l’enseignement du socle commun de connaissance », notamment en histoire-géographie, en sciences et technologies et en instruction civique. L’académie avait mis en demeure l’établissement en 2016. La justice avait jugé Abdelfattah Rahhaoui, qui avait été interdit d’apparaître au sein de l’école, qui avait alors changé de directeur.

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Dans un reportage vidéo du site Islam&Info, Abdelfattah Rahhaoui dit avoir été « humilié » pendant sa garde-à-vue. Il avait indiqué aux policiers vouloir garder le silence. « L’enquêteur ne s’est pas montré tendre », déplore son avocat parisien qui dénonce « un acharnement » de la part des autorités. L’avocat déplorait à l’époque un acharnement, à savoir « un certain nombre d’inspections et de contrôles » quatre années avant la fermeture de l’école en décembre 2016.

Abdelfattah Rahhaoui, lui, se plaint de la désinformation à son sujet « pour faire peur » aux Français : bien qu’il y ait des cours de Coran et de religion, « ce n’est pas une école coranique mais un établissement d’enseignement de premier degré comme toutes les autres écoles », se défend l’ancien directeur de l’établissement qui dit avoir voulu former « des citoyens instruits » et qui « connaissent l’histoire de leur pays. »

Pour Abdelfattah Rahhaoui, l’école « a le droit » d’être confessionnelle, ajoute-t-il. Malgré cette relaxe, Me Samin Bolaky a pointé du doit la réaction politique du ministre de l’Education nationale. Il y a, dit-il dans le reportage, un manque de séparation du politique et de la justice, puisque Jean-Michel Blanquer s’était « immiscé dans les affaires juridiques » en s’exprimant sur l’affaire liée à cet établissement privé confessionnel musulman dans les médias.

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