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SHAFAQNA – Le Chiisme considère Abu Bakr et Umar comme étant Kafir (mécréants). Puis, nous voyons comment Ali, qui est, du point de vue chiite, infaillible, accepte leur califat, leur prête le serment d’allégeance et ne se soulève pas contre eux. Cela implique qu’Ali ne soit pas infaillible, parce qu’il a prêté le serment d’allégeance aux deux personnes tyranniques qui lui étaient hostiles.

En leur accordant son allégeance, Ali les a approuvés, ce qui représente un défaut en matière d’infaillibilité, car c’était une contribution accordée au tyran dans son oppression. Jamais, un imam infaillible n’accomplit pas une telle œuvre, à moins que le Chiisme accepte que l’œuvre de l’Imam fût, tout à fait, juste et correcte ! Eu égard au fait qu’Abu Bakr et Umar étaient deux califes croyants, honnêtes, et justes, lorsque le Chiisme les considère comme étant mécréants, leur adresse des injures et n’accepte leur califat, il s’oppose, ainsi, à son propre imam ! Or, nous sommes, tout à fait, étonnés : Devons-nous suivre le chemin d’Abul Hassan ou celui de ses partisans qui ont désobéi à son ordre ?

Premièrement : Bien que le Chiisme formule des critiques contre les califes, mais, il ne les considère pas comme étant Kafir (mécréants), tout comme, il ne considère comme mécréant aucun des Compagnons du noble prophète, que Dieu le bénisse, lui et les siens.

Le critère du Chiisme vis-à-vis des califes, est l’interaction qu’eurent avec eux, les imams infaillibles, surtout, le vénéré Imam Ali, bénis soient-ils et non pas les déclarations des gens ordinaires, car les vrais Chiites se considèrent comme étant soumis aux imams infaillibles, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur eux.

Deuxièmement : Si les Chiites attachent une grande importance et une immense estime pour l’Imam Ali et d’autres Imams Infaillibles (bénis soient-ils), jusqu’à ce qu’ils sont prêts à sacrifier pour eux, tout leur bien et leur vie, afin de  pour préserver le socle de l’islam.  C’est pour cette raison que le vénéré Imam Ali (béni soit-il), n’a ménagé aucune assistance aux califes pour que le fondement de l’islam soit préservé.

Lorsqu’ils lui demandaient des conseils, le vénéré Imam leur en fournissait les meilleurs, pour mieux dire, il était un meilleur conseiller pour eux. Dans de nombreuses occasions, il envoya ses enfants sur les fronts pour participer aux guerres, sous commandement des califes.

Car le vénéré Imam ne voulait rien pour lui-même, tout ce qu’il cherchait, c’était pour l’Islam. Abu Bakr et Umar se trouvaient à la tête de la société islamique à un moment délicat où l’islam était en train de procéder à des conquêtes,  de faire des extensions et qui comptait de nombreux ennemis. Donc, l’opposition du vénéré Imam Ali pouvait donner  lieu aux abus des ennemis de l’Islam, surtout les deux grands empires, perse et romain, de l’époque. Le vénéré Imam Ali,  opta, avec perspicacité et clairvoyance, pour une juste position, décevant, ainsi, tous les ennemis.

Troisièmement : Il n’est pas correct de dire, tout comme la question susmentionnée le laisse présager, que le vénéré Imam Ali (béni soit-il), approuvait, le califat d’Abu Bakr et Umar et considérait comme étant bonnes, toutes leurs œuvres.

Il n’en jamais été, ainsi ; car, avant la mort en martyre de la vénérée Fatima Zahra (bénie soit-elle), il fit part, ouvertement et publiquement, de ses oppositions au calife de l’époque.

Dans les années ultérieures aussi, il saisit de bonnes occasions qui se présentaient pour formuler ses critiques contre les califes. Et sous son propre califat, il s’en prit, vivement, aux œuvres des califes qu’ils l’avaient précédé, et il alla jusqu’à remettre en cause le principe de leur califat. L’exemple manifeste en est le troisième  sermon de la Voie de l’Eloquence (Nahj ul-Balâghah), dit « Shaqshaqiya ».

Dans ce sermon, le vénéré Imam Ali (béni soit-il), dit :

«  J’avais cette idée à la tête que si je devais me soulever, tout seul, pour réhabiliter  mon droit,  ou je devais opter pour la patience, dans cet environnement de terreur et d’assombrissement ». 

Donc, le Chiisme ne considéré pas Abu Bakr et Umar, ni comme étant Kafir (mécréants), ni estime qu’ils étaient, approuvés, totalement, par l’Imam Ali (béni soit-il).

Le Chiisme est d’avis que le vénéré Imam Ali (béni soit-il), coopérait avec eux dans les cas où leurs actes et leurs œuvres étaient dans le sens de la préservation de l’Islam et du progrès de cette religion.

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