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SHAFAQNA – Ajib : Leur objectif principal est avant tout de fuir la pauvreté et si les visas d’entrées restent inaccessibles à la grande majorité des demandeurs, cela n’empêche pas les flux migratoires.

Après bien des souffrances, les réfugiers finissent par arriver en Europe, mais le chemin est pavé d’embûches et la réalité sur place est loin d’être idyllique.

Certains pourtant arrivent à tirer leur épingle du jeu, mais pour beaucoup d’autres ce n’est que le début de nouvelles épreuves.

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Manque de logement, de titre de séjour et de travail, autant de difficultés que les étrangers ont du mal à surmonter.

Un cercle vicieux aux conséquences dramatiques, certains deviennent des sans-abris, à la charge des associations caritatives ou carrément réduits à la mendicité.

Pourtant ce sombre tableau est illuminé par le courage et la témérité de certains qui ne perdent pas foi dans l’avenir.

A l’image de Ayoub et Mohcin, deux jeunes marocains âgés de 19 et 21 ans qui vivent actuellement au centre d’accueil Luis Vives à Madrid en Espagne.

Plutôt que de se laisser abattre, ils ont décidé de créer une équipe intégrée de futsal composée uniquement de sans-abris comme eux. Une manière de donner un sens au quotidien de ces jeunes venus dans l’espoir de vivre une vie meilleure.

Après un séjour au centre pour le séjour temporaire des immigrés de Ceuta, où il est resté huit mois, Ayoub a joué au football pour tuer le temps. Chaque week-end, en compagnie d’autres résidents, il s’est entraîné avec passion.

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Peu à peu, une équipe de sans-abris s’est formée. Comme une suite logique, les joueurs ont souhaité en faire une vraie occupation. Ils ont contacté la direction générale des sports de la ville de Madrid pour demander à participer à la ligue locale de futsal.

Une demande plutôt singulière que le conseil municipal a apprécié avant d’accepter de financer les frais d’inscription.

Et depuis janvier dernier, neuf sans-abris du centre d’accueil Luis Vives, ont rejoint la ligue municipale et se sont classés à la quatrième place dans une compétition parmi neuf autres équipes.

Le sport est un bon moyen pour favoriser la cohésion d’un groupe et promouvoir la paix dans le respect mutuel.

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