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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s’était rendu en Turquie le 5 février dernier, afin de rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdogan. Une visite de deux jours visant à réchauffer les relations entre la Grèce et la Turquie, dégradées depuis le coup d’État manqué de 2016 et la fuite de militaires turcs en Grèce.

« Nous pensons que tous les problèmes avec la Grèce peuvent être résolus pacifiquement », avait déclaré Recep Tayyip Erdogan à l’occasion de cette rencontre, prônant le « dialogue » pour résoudre les problèmes.

Une dizaine de jours plus tard, le président turc semble vouloir entamer des négociations avec la Grèce, en commençant par un compromis concernant leur édifices religieux respectifs.

« Vous voulez quelque chose de nous, vous voulez le séminaire d’Halki. Je vous dit, ok, ouvrons la mosquée Fethiye », a déclaré le président turc samedi 16 , lors d’une réunion publique dans la province d’Edirne (nord-ouest) à l’approche des élections locales du 31 mars.

Lors de sa visite à Istanbul en début de mois, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait visité ce séminaire qui formait les futurs prêtres du diocèse de Constantinople jusqu’à sa fermeture en 1971 par le gouvernement turc en plein conflit entre Athènes et Ankara sur la question de Chypre.

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La mosquée Fethiye, elle, située à Athènes avait été construite en 1458 pendant l’occupation ottomane. Elle n’est plus utilisée comme mosquée depuis 1821 et est dépourvue de minaret, peut-être détruit à l’issue du conflit d’émancipation avec les Ottomans. Le gouvernement grec a assuré qu’elle allait rouvrir.

« Ils disent ‘nous allons rouvrir la mosquée’ mais je demande pourquoi n’y a-t-il pas de minaret? Est-ce qu’une église peut être une église sans clocher », a affirmé Erdogan, relatant un entretien avec Alexis Tsipras.

« Quelle est la pièce essentielle d’une mosquée? Les minarets », a-t-il expliqué, ajoutant qu’Alexis Tsipras lui avait confié son inquiétude devant la réaction de l’opposition grecque.

Recep Tayyip Erdogan avait déjà soumis par le passé la réouverture du séminaire d’Halki à des mesures de réciprocité de la part de la Grèce pour améliorer les droits de la minorité turque.

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