PARTAGER

SHAFAQNA – Iqna : Le Centre d’information Wadi Hilweh a déclaré que les juges avaient rejeté l’appel interjeté par les héritiers de la famille Abou Zweir contre la décision de les expulser de leur propriété, rendue par le tribunal de première instance israélien à la fin de 2018.

Le centre a ajouté que les colons avaient donné à la famille du 8 au 28 juillet pour évacuer complètement la maison, avec possibilité d’expulsion pendant la période mentionnée. La propriété se compose d’une maison dans laquelle vivent Mme Elham Siam et ses quatre enfants, ainsi que d’un terrain d’environ un demi-dunum et d’un entrepôt.
L’association coloniale Elad demande également à la famille de payer 400.000 NIS (97.000€) comme « loyer » pour les dernières années, ainsi que des honoraires d’avocat d’un montant de 80.000 NIS (20.000€).
Les héritiers de la famille Abu Zweir luttent depuis 24 ans devant les tribunaux israéliens pour protéger le bien, pour prouver qu’ils en sont propriétaires et pour réfuter les prétentions de l’association coloniale Elad. Au cours des dernières années, l’association Elad s’est acharnée à saisir la propriété de plusieurs manières. En premier par la collusion entre courtiers et clients pour obtenir les empreintes digitales de feu Abou Zweir sur un document dans lequel elle donnerait à trois de ses fils le droit à la propriété alors qu’elle était mourante. Cependant, en 1999, les tribunaux israéliens ont rejeté les affirmations d’Elad et ont déclaré que la propriété appartenait à ses huit enfants, selon les héritiers de feu Abou Zweir.
Une autre tentative à consister à porter plainte contre la famille en 2001. Elad a prétendu avoir acheté trois parcelles de la propriété (les frères aux Etats-Unis, dirigés par Mahmoud Daoud Khalil), et a demandé que les autres parts soient transférées au Conservateur de la Propriété des Absents.
Nihad Siam, l’un des héritiers, a déclaré qu’après plusieurs auditions devant les tribunaux, on avait révélé qu’Elad avait acheté les actions de quatre héritiers, en plus de deux actions sous « conservatoire des biens des absents ». Il reste deux actions pour la regrettée Munira et sa sœur Fatima : la décision du tribunal de district signifie que la propriété sera partagée entre les héritiers et les colons.
Siam a ajouté que sa défunte mère, Munira Siam, et ses frères, avaient dû faire face aux tribunaux israéliens et à sa partialité en faveur des colons et de leurs associations, ainsi qu’à des poursuites et des amendes qui leur avaient été infligées, et ces dernières années, ils n’ont pas été autorisés à effectuer de travaux de rénovation dans la maison ou sur leur terrain.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here