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SHAFAQNA – Le Muslim Post : C’est le plus musulman des départements français. Sur cette île loin de l’Hexagone, 95 % des habitants sont musulmans. Mais dans ce département d’Outre-Mer, religion et laïcité cohabitent sans problème. Ces dernières années, plusieurs décisions ont été prises pour que le 101e département français — depuis 2011 — vive son Islam dans le cadre des lois de la République : fin, en 2010, du statut de juge de paix du cadi, qui réglait jusqu’alors les litiges selon les règles musulmanes et coutumières de l’île ou encore abolition de la polygamie en 2003.

En 2016, le préfet de l’époque Hubert Derache assurait : « Nous avons ici un Islam qui s’accommode très bien de la République. » Et le préfet de poursuivre qu’« il y a une forte opposition à toute radicalisation. » Malgré le calme tranquille qui règne à Mayotte, les Assises territoriales de l’Islam voulues par Gérard Collomb devront bel et bien se tenir dans ce département français. Jeudi dernier, une première réunion a eu lieu sur ce sujet, à l’hôtel de ville de Mamoudzou.

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A Mayotte, un « Islam tolérant, de paix, de respect et de l’amour »

La Première indique que cette initiative est « très appréciée par les représentants de l’Islam qui voient là une solution pour contrecarrer toute forme de radicalisation à Mayotte. » Ben Kassim Ali Hamin, greffier en chef au tribunal du grand cadi, espère que cela permettra de « cadrer toutes nos actions religieuses, pour qu’il n’y ait pas vraiment de dérapage dans l’Islam que nous avons compris ici à Mayotte. » Cet Islam, c’est « l’Islam tolérant, l’Islam de paix, l’Islam de respect, l’Islam de l’amour et de considération. » Des discussions ont déjà eu lieu, des groupes de travail ont été mis en place.

Car les différents préfets ont jusqu’au 15 septembre pour faire remonter au ministère de l’Intérieur les résultats de leurs travaux. Pour Dominique Sorin, préfet actuel de Mayotte, cela doit permettre « d’organiser les rapports entre la religion et l’Etat. » Et il ne faut pas profiter de ces assises pour « revenir en arrière » sur l’île française où la laïcité est vécue de façon apaisée.

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