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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Un an après le début du blocus imposé par l’Arabie Saoudite à son voisin qatarien, le petit émirat a décidé d’engager une série de mesures. Parmi elles, l’assignation devant la Cour Internationale de justice (CIJ) des Emirats arabes unis, alliés inconditionnels de l’Arabie Saoudite. Le Qatar accuse les Emirats d’avoir violé la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD). Pour ce faire, l’émirat s’appuie sur des rapports d’ONG comme Human Rights Watch, Amnesty International et Reporters sans frontières.

Dans un communiqué, le Qatar indique qu’elle a décidé de faire appel au CIJ, l’organe judiciaire principal des Nations unies, « pour les violations continues des droits humains commises dans le cadre de la politique discriminatoire adoptée par les EAU contre le Qatar et les citoyens qatariens. » Mais pourquoi assigner les EAU et pas l’Arabie Saoudite, Bahreïn ou encore l’Egypte ? Ces trois pays ne sont pas signataires de la convention et seuls les Emirats peuvent donc comparaître devant ce tribunal mondial.

Le Qatar reproche le blocus terrestre, maritime et aérien illégal et dénonce les « effets dévastateurs sur les droits humains des Qatariens et des résidents du Qatar. » Car parmi les mesures imposées au Qatar, certaines sont jugées « discriminatoires à l’égard des Qatariens » par le petit émirat. Des mesures «  ont consisté à expulser tous les Qatariens des EAU, à interdire leur entrée/sortie du territoire des EAU, à ordonner aux ressortissants émiratis de quitter le Qatar, à fermer l’espace aérien et les ports maritimes des Emirats Arabes Unis, discriminant ainsi les propriétaires qatariens possédant un logement Emirats arabe unis et les étudiants qatari ens aux EAU », dénonce le Qatar.

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« Une première étape pour mettre fin aux violations »

L’Etat du Golfe [Persique] dénonce également «  la fermeture des bureaux d’Al Jazeera et le blocage des transmissions des stations et des sites web qatariens », ainsi qu’une « vaste campagne de diffamation et de haine contre le Qatar. » Sheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, assure que « les mesures illégales imposées par les EAU ont déchiré les familles, les parents étant séparés de leurs enfants et les maris de leur femme. Les familles méritent d’être réunies. Les Emirats arabes unis ont privé les entreprises et les particuliers qatariens de leurs propriétés et de leurs biens, et ont refusé l’accès fondamental à l’éducation, à la médecine et à la justice dans les tribunaux des EAU. »

Le Qatar devrait, à l’avenir, prendre d’autres mesures. Car, prévient le pays du Golfe [Persique], « le Qatar a simultanément déposé une demande de mesures conservatoires » et « cette demande est la première étape entreprise par le Qatar pour mettre fin à ces violations et pour assurer la restauration des droits fondamentaux de plusieurs Qatariens affectés par les actions des EAU. » Un an après le début de la crise du Golfe [Persique], celle-ci pourrait bien se régler devant les tribunaux internationaux.

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