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Australie, Covid-19, Islam

SHAFAQNA – Oumma: Même à l’autre bout du monde, échapper à la pandémie qui franchit toutes les frontières, visibles et invisibles, et s’infiltre dans toutes les enceintes, même les plus imprenables ou inviolables, semble relever de la gageure…

Loin d’être immunisée par les milliers de kilomètres qui la séparent des principaux foyers de la contagion, l’Australie est frappée de plein fouet par un virus qui n’est toujours pas à bout de souffle. Dans son tour du monde funeste qu’il effectue en un temps record, le Covid-19 a, à ce jour, infecté 6 400 Australiens et en a atteint mortellement 61 autres.

Hissés sur un piédestal si amplement mérité, les soignants de l’îlot lointain du multiculturalisme, comme c’est le cas partout ailleurs, sont encensés pour l’héroïsme dont ils font preuve au quotidien par une population qui s’en remet à eux, en toute confiance. Parmi ces citoyens pétris de gratitude, les musulmans australiens, qui n’avaient pas de mots assez puissants pour exprimer leur profonde admiration et reconnaissance, ont préféré traduire leurs sentiments par un acte fort et fédérateur.

C’est ainsi que pas moins de 18 associations caritatives islamiques ont décidé d’unir leurs forces et de faire cause commune sous la même bannière, portant haut les valeurs humanistes de l’islam. L’entraide chevillée au corps et la générosité en bandoulière, leurs dévoués bénévoles ne ménagent pas leur peine pour offrir et livrer, chaque jour que Dieu fait, des repas chauds aux personnels hospitaliers de Sydney et de Melbourne.

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Sous l’impulsion de Aladdin Elmir, le responsable de Project Qur’an, qui prévoit de redoubler d’ardeur à la tâche pendant le mois béni de Ramadan, cette belle initiative a pu voir le jour en stimulant des énergies positives, et est en train d’essaimer à travers tout le pays. Salutaire à plus d’un titre, elle aspire aussi à changer les regards sur la communauté musulmane, notamment ceux qui ne perçoivent l’islam qu’à travers le prisme de noirs fantasmes.

« Nous recevons beaucoup de bons commentaires, de félicitations sur les réseaux sociaux, notamment de la part d’infirmières à qui nous avons offert nos repas, et qui ont souhaité nous remercier chaleureusement par écrit ou même de vive voix », a confié Aladdin Elmir, visiblement heureux du succès de l’opération et de la cohésion sociale qu’elle favorise sur la passerelle du vivre-ensemble. Une passerelle que l’émergence d’un terrible virus aura échoué à fragiliser dans ses fondements, et dont il y a fort à parier qu’elle ressortira consolidée de la rude épreuve qu’il lui inflige.

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