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SHAFAQNA- Ce qui suit fait partie du livre Philosophie de l’Islam, Compilé, écrit par Sayyid Muhammad Husayni Beheshti et Muhammad Jawad Bahonar, sélectionné par SHAFAQNA.

Le consentement du père dans le mariage d’une fille

Les enseignements islamiques recommandent que les filles se marient avec le consentement de leur père. Beaucoup de juristes musulmans considèrent ce consentement comme une condition essentielle du mariage des filles.

On peut noter à cet égard les points suivants:

1. Etant donné qu’un mariage établit un contact social entre deux familles, il est à conseiller aussi bien aux garçons qu’aux filles de consulter leurs parents pour ce qui concerne le choix de leurs future maris ou femmes. Une telle consultation équivaut à un témoignage de respect aux parents, et à un signe de gratitude pour toutes les difficultés qu’ils ont subies pour élever leurs enfants. Cela conduit également à une meilleure entente entre les familles des deux parties. Au-delà de tout cela, agir de la sorte, c’est le moyen le plus approprié de bénéficier de l’expérience personnelle et de la connaissance sociale des parents concernant le choix du partenaire de la vie et la conduite conjugale appropriée.

2. Les parents sont encouragés à prendre en considération, lorsqu’ils guident leurs enfants, les exigences réelles de ceux-ci, les nouvelles conditions dans lesquelles ils auront à vivre. Ils doivent comprendre que le mariage concerne en premier lieu leurs enfants et leur vie future, ainsi que celle de leurs propres futurs enfants, et non eux-mêmes. Donc, au moment de telles consultations, ils doivent en première instance s’assurer que l’épouse de leur fils possède les nobles qualités fondamentales, et non celles du deuxième ou troisième degré, et ils ne doivent pas se laisser influencer par des considérations illusoires, telles que la richesse et la position sociale de la famille du futur fiancé ou de la future fiancée.

3. Les juristes qui considèrent le consentement du père comme étant une condition essentielle du mariage de la fille, retiennent cette position seulement lorsqu’il s’agit d’une vierge. Evidement, ils donnent de l’importance à cette condition seulement parce qu’à leur avis l’intervention d’un père affectueux et expérimenté est d’une grande valeur.

4. Même dans le cas d’une vierge, ils affirment que le consentement du père est fondamental seulement dans la mesure où il essaie de sauvegarder les intérêts de sa fille, et non de lui imposer sa volonté, éventuellement contre ses intérêts (de la fille). S’il s’avère que le père est porté à imposer sa volonté contre les intérêts de sa fille, il est du devoir des autorités compétentes le prendre note de l’affaire, et en vertu des pouvoirs dont est investi un gouvernement musulman juste, d’entreprendre les actions qui s’imposent pour sauvegarder les intérêts de la fille.

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L’égalité ou la convenance générale dans l’alliance matrimoniale

Le Saint Prophète a dit: «Epousez vos égaux et choisissez votre partenaire de vie parmi eux. Sélectionnez la meilleure mère pour votre progéniture».

Dans les sociétés à système tribal, chaque tribu assure qu’elle a une certaine distinction et, partant de là, elle prétend être supérieure aux autres. Ces prétentions fictives revêtent parfois la forme de discrimination raciale – comme le font les Blancs qui croient à leur supériorité par rapport aux gens noirs ou de peau rouge – et parfois celle de nationalisme – comme on constate dans certaines nations du monde moderne. Dans les sociétés de distinction de classes, de telles prétentions sont le fait de certaines classes, comme le clergé, le personnel militaire, les hommes d’affaires, les politiciens, les bureaucrates, etc… L’une des conséquences de ce genre de prétention est que les membres d’une famille, d’une profession ou d’une classe sont toujours contraints de se marier uniquement entre eux, le partenaire devant obligatoirement appartenir à l’une des familles éminentes et célèbres. Le mariage entre Blancs et Noirs est interdit. Le fils ou la fille d’un homme du clergé, d’un officier militaire, d’un homme d’affaires ou d’un bureaucrate, ne peut épouser une fille ou un fils d’un travailleur ou d’un fermier.

Cette pratique inadmissible prévaut encore, plus ou moins, chez de soi-disant familles nobles. De telles familles s’opposent énergiquement au mariage de leurs enfants avec d’autres appartenant à des familles de bas salaire, défavorisées et n’ayant pas une prétendue haute profession.

L’Islam dénonce une telle discrimination. Le Saint Prophète a dit: «Les croyants sont égaux ».

L’Imam al-Sajjâd (P) choisit une femme pour se marier avec elle. Il avait un ami descendant des Ançâr (les Compagnons médinois du Prophète), qui craignit que l’Imam épousât une femme n’appartenant pas à une famille éminente. Mais ayant constaté, après enquête, que cette femme était issue d’une famille respectable, les Banî Chayban, il fut rassuré. Aussi vint-il voir l’Imam et lui dit:

«J’ai été mécontent et attristé de ton mariage avec cette femme. Je me suis dit: L’Imam s’est marié avec une femme qui n’est pas respectable. Les gens disaient la même chose. A la fin, je m’étais résolu à faire une enquête et j’ai découvert qu’elle est issue de la tribu de Banî Chaybân.»

L’Imam (P) rétorqua:

«J’avais l’impression que tu étais plus intelligente que je te trouve maintenant. Ne sais-tu pas que l’Islam a revalorisé les basses classes de la société et effacé toutes les inégalités? Maintenant aucun Musulman n’est méprisable ou bas».

Ainsi, dans la société musulmane, la descendance, la nationalité, la position familiale et d’autres facteurs similaires ne constituent pas un obstacle au mariage entre deux Musulmans qui conviennent l’un à l’autre selon les critères islamiques mentionnés ci-après.

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