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SHAFAQNA- Ce qui suit fait partie du livre La Résurrection , écrit par Sayyed Mujtaba Musavi-Lari , sélectionné par SHAFAQNA.

Quand un homme croyant à la félicité éternelle, et œuvrant à cette fin commet un péché par ignorance ou parce qu’il a cédé à ses penchants naturels, et non de volonté délibérée ou par rébellion contre les commandements de Dieu, il sent le poids du péché retomber lourdement sur ses épaules, vient à résipiscence et demande pardon au Seigneur.

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L’Imam Ali ibn al-Hussein, connu sous le nom de Sajjâd, adresse cette supplique à Dieu dans la célèbre invocation qu’il enseigna à son compagnon Abou Hamza Thoumâli :

« Ô mon Dieu, je ne T’ai point désobéi au moment où je T’ai désobéi par négation de Ta souveraineté, ni par mépris de Ton commandement, ni par indifférence à Ton châtiment, ni par sous-estimation de Ta promesse, mais par inadvertance, et parce que mon âme m’a trompé, et ma passion m’a vaincu, aidée par ma faiblesse, et le voile qui m’empêche de Te voir m’a leurré. Je T’ai désobéi, et j’ai agi contrairement à Tes commandements. Qui me préservera à présent de Ton châtiment? »

Quant à celui qui n’hésite pas à commettre toute sorte de péchés, et qui ne sent aucun remords, montrant même de l’indifférence à l’égard des conséquences ses actes, de s’avisant seulement de faire acte de contrition à l’instant fatidique de la mort, ses appels ne seront pas entendus. Car il est évident que tout pécheur, au moment de la mort, lorsque le voile qui recouvre la réalité des choses se lève devant son regard, regrettera ses mauvais actes.

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Sa situation ressemblera à celle d’un condamné à mort qui regrette son crime au moment où il sera sous la potence. Un pareil regret ne sert à rien; il n’est ni une gloire, ni une vertu morale, ni un stimulant pour une vie meilleure. C’est pour cela que le repentir ne sera pas accepté. Le Coran dit à ce propos :

« Mais l’absolution n’est point destinée à ceux qui font de mauvaises actions jusqu’au moment où la mort se présente à l’un d’eux, et qui s’écrie : “Certes, je me repens maintenant” – non plus pour ceux qui meurent mécréants. Et c’est pour eux que Nous avons préparé un châtiment douloureux. » (1)

Un homme prononça la formule « Astaghfirou-Allah » (je demande pardon à Dieu), sans en peser le sens et de façon routinière, devant l’Imam Ali. Celui-ci lui dit : « Que ta mère te perde! Sais-tu ce que signifie l’Istighfâr (demander pardon à Dieu)? L’Istighfâr est la position des hommes qui ont atteint le sommet de la perfection.

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C’est un nom qui repose sur 6 sens : le premier est de regretter le passé; le deuxième est de prendre la résolution ferme de n’y plus retourner; le troisième est de restituer à toutes les créatures leurs droits, de façon qu’en rencontrant Dieu, vous n’aurez à répondre de rien; le quatrième est d’accomplir toutes les obligations que vous avez ignorées dans le passé afin d’agir désormais dans la justice; le cinquième est de vous mettre dans un état de tristesse telle que la chair que votre corps a gagnée en consommant des biens mal acquis soit fondue dans la contrition au point que la peau se colle à l’os, et qu’une chair nouvelle apparaisse entre les deux; le sixième consiste à faire goûter au corps la douleur de l’obéissance comme il a goûté à la douceur de la désobéissance. C’est alors que tu pourras dire : Astaghfiroullâh! » (2)


  1. Coran, Sourate 4, verset 18
  2. Nahj al-Balagha, ed. Subhi Salih, p. 549

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