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SHAFAQNA – Oumma : Une dimension exaltante, à la frontière du fantastique, dont elle voulut très vite percer à jour les secrets et décrypter les énigmes. Cette brillante élève canadienne de confession musulmane, transportée dans le monde des robots, se fraya aisément un chemin dans la voie de l’intelligence artificielle. Elle avait trouvé sa voie avec bonheur dans celle qui apparaît, aux yeux de beaucoup, comme impénétrable.

Surclassant ses camarades de classe, pour qui le fonctionnement et le langage des machines restaient désespérément obscurs et indéchiffrables, Shahed Saleh s’imposa en l’espace de deux ans comme la chef de file incontestée de l’équipe First Robotics, pour la plus grande fierté de son établissement scolaire, à Windsor, dans la province de l’Ontario.
Agée aujourd’hui de 18 ans, sa passion pour l’innovation scientifique et ses prodigieuses capacités en la matière viennent d’être récompensées par l’octroi de la très convoitée et substantielle bourse d’études Schulich Leader, d’un montant de 100 000 dollars.
Ce programme de bourses, élaboré en 2012 par l’homme d’affaires et philanthrope juif canadien Seymour Schulich, sélectionne chaque année 25 000 étudiants au pays de l’érable, férus de sciences, technologie, ingénierie ou de mathématiques, dans le but « d’encourager les meilleurs et les plus brillants d’entre eux, afin qu’ils soient les prochains pionniers de l’innovation scientifique et technologique ».
Shahed Saleh, sur laquelle ses professeurs fondent de grands espoirs, est devenue une vraie célébrité locale. En effet, elle est la première lycéenne de l’Ontario à avoir obtenu la prestigieuse bourse Schulich Leader. Elle s’apprête à en faire bon usage au sein de l’Université de Waterloo, où elle aspire à se perfectionner en génie mécatronique, une discipline de pointe alliant la mécanique, l’électronique et l’informatique, en vue de concevoir des systèmes de production industrielle.
Impatiente de se projeter dans cette nouvelle dimension captivante, elle se réjouit déjà à l’idée d’être entourée d’une kyrielle de robots. De gentils et utiles robots qui, pour avoir perdu une part de leur mystère, n’en demeurent pas moins « incroyables », comme elle se plaît à le dire, toujours aussi émerveillée.

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