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SHAFAQNA – Oumma : Il n’y a pas de trêve qui vaille pour le don de sang, pas même celle de la traditionnelle trêve des confiseurs…

Au milieu des grandes plaines canadiennes, dans une ville de Calgary brillant de mille feux, la communauté musulmane locale a choisi de célébrer les fêtes de fin d’année à sa manière, à travers un geste simple, mais foncièrement généreux et solidaire, qui a revivifié comme par magie l’esprit de Noël : se retrousser les manches pour participer à une grande collecte de sang.

Qu’ils soient membres de la Muslim Association of Canada (MAC) ou issus du Groupe de soutien aux réfugiés syriens, ils ont été nombreux à se presser vers les différents centres de transfusion sanguine répartis dans la dynamique cité de l’Alberta, afin de tendre le bras pour mieux tendre la main à son prochain.

Pleinement conscient que la maladie ne prend pas de vacances et que le besoin de sang ne se fait pas moins pressant lors des jours fériés, Sam Nammoura, le co-fondateur du Groupe de soutien aux réfugiés syriens, s’est réjoui de voir sa communauté se mobiliser comme un seul homme autour de la grande cause du don de sang.

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« Offrir son sang dans la culture syrienne et dans tout le Moyen-Orient est un acte fort qui symbolise le dévouement et l’engagement envers cette cause vitale », a-t-il déclaré, renchérissant : « Cela signifie que je suis prêt à sacrifier ce que j’ai, y compris mon propre sang, pour sauver des vies humaines ». Profitant d’être sous les feux des projecteurs, il a tenu à mettre en exergue la sacralité de la vie humaine en islam, en redonnant son vrai sens au « Jihad », une notion malheureusement incomprise et par trop galvaudée.

« Lorsque vous êtes allongé sur une table d’opération, il ne viendra à l’idée de personne de vous demander votre religion ou votre appartenance ethnique. C’est probablement la moindre des préoccupations à ce moment-là, contrairement à ce qui peut se passer dans le monde extérieur », a soupiré pour sa part Arshiya Shareef, l’une des figures de la Muslim Association of Canada, avant d’insister avec solennité : « A l’intérieur, fondamentalement, nous sommes tous les mêmes ».

 

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