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SHAFAQNA – 5 Minutes : Fatima, 25 ans, a vécu ce genre d’agression sur le quai d’une gare.”Il y avait une jeune dame qui est venue s’imposer dans notre conversation mais sans rien dire. Elle nous a juste regardés et puis elle a pris sa main pour me gifler. Après, elle a commencé à courir sur le quai, avant de se retourner et crier en néerlandais devant tout le monde que je devais retirer mon voile ou retourner dans mon pays”, relate la jeune femme.

Surtout les femmes 

75% des plaintes déposées au collectif contre l’islamophobie concernent des femmes. L’organisme constate une hausse des dossiers ouverts. “En fait, il y a un mélange de formes de rejet liées à la conviction mais aussi liées au genre. Et donc un rapport de domination hommes-femmes. Très souvent les agresseurs sont des hommes. Et donc pour nous c’est vraiment symptomatique, c’est comme si l’islamophobie vient se rajouter à ce rejet hommes-femmes”, indique Hajib El Hajjaji, vice-président du collectif.

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“Les accords silencieux pas assez médiatisés” 

Dans la mesure du possible et en dehors des cas de violence, le collectif privilégie le dialogue à la plainte. “Quand deux personnes de bonne volonté trouvent un accord, et bien on peut mettre directement en place la solution au bénéfice de chacune des parties. On a réussi ainsi à venir en aide à des victimes. Et malheureusement ces accords silencieux ne sont pas aussi médiatisés que les tensions, les bagarres, les altercations que nous rencontrons”, regrette Hajib El Hajjaji.

L’an dernier, 202 actes islamophobes ont été recensés en Belgique par Unia, le centre interfédéral pour l’égalité des chances, contre 261 en 2016, l’année des attentats.

Dans le même temps, le collectif observe une augmentation des activités promouvant le vivre-ensemble.

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