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Image d'illustration.

SHAFAQNA – RT : En Belgique, le pacte de l’ONU sur les migrations sème la zizanie. Le ministre-président de la région Bruxelles-Capitale, Rudi Vervoort, hausse le ton : les forces de l’ordre ont pour instruction d’empêcher une manifestation contre le pacte de Marrakech, adopté le 10 décembre dernier. «Un arrêté a été pris. Ça veut dire que tout sera mis en œuvre de manière opérationnelle pour assurer le respect de l’arrêté», a-t-il prévenu, cité par la RTBF.

Nous manifesterons tout de même

Les organisateurs de la marche, prévue pour le 16 décembre, se sont heurtés à l’interdiction du maire de Bruxelles, Philippe Close, qui a mis en avant un risque d’extension de la manifestation à l’ensemble de la région de Bruxelles.

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Nous manifesterons tout de même dimanche contre le pacte sur les migrations de Marrakech», a insisté Filip Brusselmans, responsable presse de l’Union des étudiants catholiques flamands (KVHV) et initiateur de l’événement.

Le pacte mondial sur les migrations de l’ONU comprend un train de mesures visant à protéger les migrants (notamment dans l’objectif 9 qui prévoit de renforcer la lutte transnationale contre le trafic de migrants, ou encore l’objectif 10 qui vise à éliminer la traite de personnes). Le texte propose également des pistes pour «faire évoluer la manière dont les migrations sont perçues». L’objectif 17 encourage ainsi les Etats à «condamner et contrer» les actes de racisme, de discrimination ou encore d’intolérance envers les migrants, notamment en exerçant un contrôle de l’information.

En Belgique, l’adoption de ce traité a provoqué l’éclatement de la coalition au pouvoir avec la démission des ministres nationalistes flamands de la Nouvelle alliance flamande (N-VA).

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