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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Le 9 novembre dernier, une attaque à l’arme blanche dans le centre de Melbourne, faisait un mort et deux blessés. Une attaque considérée par la police australienne comme un acte terroriste, revendiqué ensuite par le groupe djihadiste EI. 

Le Premier ministre australien, Scott Morrison, avait alors demandé à la communauté musulmane du pays d’être davantage « proactive » face au terrorisme. 

Il avait estimé que les représentants de la communauté musulmane avaient « une responsabilité particulière » dans cette lutte contre l’islam extrémiste et son « idéologie radicale ». 

Par la suite, l’homme politique a proposé une table-ronde pour discuter de ce sujet. Mais hier, le Grand Mufti Ibrahim Abu Mohamed d’Australie et un groupe de personnalités musulmanes ont rejeté l’invitation dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre.  

« De nombreux membres de la communauté musulmane, y compris les soussignés, sont profondément préoccupés et déçus par les déclarations faites récemment par de hauts ministres et par le Premier ministre, selon lesquelles la communauté est collectivement coupable des actes criminels commis par des individus et devrait faire davantage pour empêcher de tels actes de violence », est-il écrit dans le communiqué.

Ils ont fait savoir qu’ils rencontreraient Scott Morrison à une date ultérieure si leurs « points de vue et préoccupations étaient véritablement respectés ». 

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En réaction, le Premier ministre a accusé les responsables du boycott de « continuer sur la voie du déni ». 

« Nous avons tous la responsabilité de rendre l’Australie sûre, et cela signifie que nous devons nous assurer que les communautés musulmanes ne soient pas infiltrées par cette idéologie dangereuse », a-t-il tweeté.

Par ailleurs, dans sa lutte contre le terrorisme, le Premier ministre a également exprimé aujourd’hui le souhait du gouvernement de pouvoir expulser du pays toute personne reconnue coupable d’un « acte terroriste », même les Australiens de naissance. 

La loi australienne autorise les autorités à supprimer la citoyenneté des personnes incarcérées pour activités terroristes, mais uniquement si elles ont déjà la double nationalité.

Cette tension avec les responsables musulmans et le gouvernement conservateur s’ajoute à d’autres frictions, suscitées par la proposition du Premier ministre en octobre dernier, de déplacer l’ambassade australienne en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

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