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SHAFAQNA – Oumma : Hier adulée pour sa dissidence sacrificielle à Rangoun, aujourd’hui décriée pour son obéissance aveugle à la junte militaire, Aung San Suu Kyi, l’icône birmane de la paix, a fait une chute vertigineuse… Elle est tombée de son piédestal !

Parée de toutes les vertus, elle était en lutte contre les tyrannies. Toutes les tyrannies ? Sauf celle subie par les Rohingyas, la minorité musulmane martyre de l’Arakane ! Elle a fermé les yeux sur l’horreur des persécutions perpétrées par les autorités birmanes et les moines bouddhistes ultra-nationalistes, clamant à  la face du monde : « C’est un iceberg de désinformation ! ».

Aung San Suu Kyi a rompu son long silence de la pire manière qui soit. Elle a renié ses valeurs sur l’autel de la compromission avec le pouvoir. Tombée en disgrâce à l’échelle internationale, elle a été déchue de plusieurs titres de gloire en cascade.

Privée de son statut de « citoyenne d’honneur » par le Canada et les villes d’Oxford, Glasgow, et Edimbourg, le prix Elie Wiesel lui a été également retiré par le musée de l’Holocauste, à Washington. Humiliation suprême, elle n’est plus « l’Ambassadrice de conscience » d’Amnesty International. « Vous n’êtes plus un symbole de défense des droits humains. » – Kumi Naido, secrétaire général d’Amnesty International.

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Grandeur et décadence, Aung San Suu Kyi pourra toujours méditer cette célèbre citation : « Il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéïenne »….

 

 

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