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SHAFAQNA – Oumma : Le gouvernement algérien interdit strictement le port du niqab dans les administrations publiques, a rappelé Ahmed Ouyahia, le Premier ministre algérien, aux ministres et aux walis (préfets) dans une instruction en date du 8 octobre, révélée le 18 octobre par les médias locaux.

«Mes services ont été saisis au sujet des obligations des fonctionnaires et agents publics en matière de tenue vestimentaire et notamment de la question relative au port du niqab», a écrit le Premier ministre algérien tout en soulignant qu’«à cet égard, il y a lieu de rappeler que compte tenu de leurs missions de service public, les fonctionnaires et agents publics sont astreints à des obligations légales et statutaires particulières».

Rappelant les obligations des fonctionnaires et agents publics en matière vestimentaire, M.Ouyahia a affirmé dans son instruction que «dans ce cadre, les fonctionnaires et agents publics doivent, outre les obligations professionnelles auxquelles ils sont soumis, observer les règles et exigences de sécurité et de communication au sein de leur service, qui imposent leur identification physique systématique et permanente notamment sur leur lieu de travail».

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À cet effet, le responsable algérien a rappelé que tous les fonctionnaires et agents publics sont instruits de «s’abstenir de porter toute tenue vestimentaire qui entrave l’exercice de leurs missions de service public, particulièrement le port du niqab qui est strictement interdit sur les lieux de travail».

Pour rappel, le 5 septembre, Nouria Benghebrit, la ministre algérienne de l’Éducation nationale, avait également annoncé, de la wilaya de Mascara, à l’occasion du début de l’année scolaire 2018-2019, sa décision d’interdire le port du voile intégral à l’école.«Il faut que l’identité du fonctionnaire de l’éducation soit claire», a-t-elle affirmé devant la presse nationale. «On ne peut pas gérer l’éducation et l’acte d’enseigner sans que les élèves ne voient le visage de leur enseignante. De même pour les enseignants qui doivent avoir un habit respectable», a-t-elle encore souligné.

S’exprimant sur la décision de la ministre de l’Éducation, Mohamed Aïssa, le ministre algérien des Affaires religieuses et des Waqfs, a déclaré, le 16 septembre, à la chaîne 1 de la radio nationale, qu’il applaudissait des deux mains cette décision. «Car il s’agit là d’habits étrangers à nos traditions et à notre culture», a-t-il soutenu.

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