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SHAFAQNA – Oumma : Cible d’une attaque aux cocktails Molotov qui, fort heureusement, n’a fait aucune victime parmi les fidèles, une mosquée implantée à Ulm, dans le sud de l’Allemagne, et gérée par une association turque, a été partiellement endommagée en ce lundi 19 mars, source de sidération mêlée d’effroi.

Alors que ce début d’année aura été marqué par une série d’attaques odieuses visant des lieux de culte, des associations et des magasins essentiellement turcs, à Berlin, Francfort, Hambourg et Aix-la-Chapelle, pour ne citer que ces localités-là, cette nouvelle attaque très ciblée, perpétrée contre une enceinte sacrée musulmane, a augmenté d’un cran l’inquiétude qui gagne les rangs de la diaspora turque en Allemagne.

De l’autre côté du Rhin, les fidèles turcs seraient-il dans le viseur des sympathisants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ? Un groupe armé qui est par ailleurs interdit sur le sol allemand depuis 1993 et est considéré comme terroriste par une grande partie de la communauté internationale, dont la Turquie.

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Les organisations turques en sont convaincues, décelant dans ces attaques planifiées de plus en plus violentes la volonté des combattants kurdes d’importer le conflit turco-kurde sur le Vieux Continent en général, et en plein cœur de la locomotive de la zone euro en particulier.

L’agence de presse Anadolu partage cette conviction, et fait observer que cette nouvelle attaque insupportable s’est produite au moment même où les militants du PKK menaçaient de semer la terreur sur le sol allemand, alliés aux partisans du Parti de l’Union démocratique du Kurdistan. Ceux-ci ont d’ailleurs revendiqué la paternité de la plupart des attaques qui ont assombri les premières lueurs de 2018 en Allemagne et terrifié l’ensemble de la communauté turque du pays.

« L’organisation des jeunes du PKK a lancé notamment sur internet un appel à perpétrer des attentats contre tous les établissements turcs en Allemagne, que ce soient des mosquées, des centres culturels, des cafés, des supermarchés ou même le consulat général. Aussi, chaque personne liée d’une manière ou d’une autre à la Turquie a-t-elle toutes les raisons de s’en préoccuper », a indiqué le porte-parole de l’agence de presse turque.

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