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SHAFAQNA – Le 15 du mois de Sha’ban est l’anniversaire de la mort d’Ali b. Muhammad as-Samurî et le début de l’Occultation majeure. A cette occasion, SHAFAQNA présente une biographie de ce noble compagnon de l’Imam al-Mahdi (aj).

via WikiShia : Abu al-Hasan Ali b. Muhammad as-Samurî (en arabe :ابوالحسن علي بن محمد السمري ) est le quatrième et dernier représentants de quatre représentants de l’Imam al-Mahdi (a); il fut représentant pendant trois ans. Ce rôle lui fut attribué après la fin de la mission de al-Husayn b. Rûh al-Nawbakhtî, le représentant précedant. Lors de la période de sa représentation, il fut l’intermédiaire entre l’Imam (a) et le peuple et il recevait les fonds islamiques. l’Occultation majeure commença après son décès. Ses correspondances avec l’Imam al-Hasan al-‘Askarî (a) indiquent qu’il fut également un compagnon de cet Imam (a).

La période de sa représentation était très courte et aucun rapport détaillé n’est disponible à ce sujet. La pression du gouvernement abbaside de l’époque était si sévère à son égard qu’on ne lui permettait pas de remplir sa mission dans le Système de Wikâla.

La lettre de l’Imam al-Mahdi (a) (le tawqî de l’Imam al-Mahdi (a)) à Ali b. Muhammad, dans laquelle, il prédit sa mort et le début de l’Occultation majeure, est l’un des événements importants pendant la période de la représentation de Muhammad as-Samurî. C’est à partir de ce temps-là que les chiites perdirent contact avec l’Imam al-Mahdi (a) et l’Occultation majeure commença.

Muhammad as-Samurî est également mentionné dans les ressources des chiites en tant que l’un des compagnons de l’Imam al-Hasan al-‘Askarî (a), mais il n’y a aucune information sur sa date de naissance. Il décéda au 15 Sha’bân 329 H (20 Mai 940 C) et fut enterré dans la rue Khalanjî, à l’ouest de Bagdad, à côté de la tombe de Cheikh al-Kulaynî.

 

Biographie

Généalogie

As-Samurî était issu d’une famille religieuse chiite de près de Bassora, célèbre pour les services qu’elle rendait aux Imams. En raison de la noblesse de sa famille, as-Samurî ne fut pas confronté à des oppositions de la part d’autres chiites pour accomplissement de ses tâches en tant que représentant.[1]

Ya’qûbî pense que de nombreux membres de la famille d’as-Samurî comme Hasan b. Ismâ’îl et Muhammad b. Ali, avaient plusieurs propriétés et biens fonciers à Bassora, dont la moitié de leur revenu avaient été consacrée au onzième Imam.[2] L’Imam (a) recevait annuellement les bénéfices de ces propriété et avait des correspondances avec eux. Ali b. Muhammad b. Zîyâd, un autre proche d’as-Samurî, était le représentant du dixième et du onzième Imams (a). Il rédigea un livre, intitulé Al-Awsîyâ pour prouver l’Imamat du douzième Imam (a).[3]

 

Naissance et décès

Bien que dans les sources chiites, as-Samurî soit mentionné en tant que l’un des compagnons de l’Imam al-Hasan al-‘Askarî (a) et le quatrième représentant de l’Imam al-Mahdi (a), il n’y aucune information sur sa date de naissance. Il décéda au 15 Sha’bân 329 H ( le 20 Mai 940 C )[4] et fut enterré dans la rue Khalanjî[5], à l’ouest de Bagdad, à côté de la tombe de Cheikh al-Kulaynî.[6][7] Cheikh as-Sadûq et Tabrîsî croient qu’il décéda en 328 H (930 C).[8]

 

Son nom

Selon les références, son surnom (Kunyâ) est Abu al-Hasan.[9] Son nom de famille est prononcé de différentes manières comme : as-Samarî, as-Saymarî ou as-Saymurî. Sur ces trois, il est connu plutôt par la première dictée / prononciation, et les autres alternatives ne sont pas très répandues dans les références.[10] Cependant, certains biographes contemporains préférèrent “as-Samurî” en tant que forme correcte, puisqu’il dérive du nom d’un village entre Bassora et al-Wasît appelé Samura.[11]Cheikh Aqâ Buzurgi Tihrânî consigna la forme correcte comme as-Samarî.[12]

Relations privilégiées avec l’Imam al-‘Askarî (a)

Cheikh at-Tûsî, le nomme Ali b. Muhammad Saymurî et le considère parmi les compagnons de l’Imam al-Hasan al-‘Askarî (a).[13] qui avait des correspondances avec lui. Ali b. Muhammad as-Samurî dit :

Abû Muhammad, l’Imam Al-Hasan al-‘Askari (a) m’a écrit :

« Il y aura des séditions et des mouvements malveillants qui vous induirez en erreur, soyez prudents et y prenez garde »

Trois jours après avoir reçu cette lettre, quelque chose arriva à Banu Hachim qui causa beaucoup de problèmes et de difficultés pour eux. J’écris à Imam (a), lui demandant si c’était la même chose qu’il avait prévenue auparavant ; l’Imam (a) écrit :

« Non, c’est autre chose, prenez-y garde entièrement ».

Après quelques jours, al-Mu’tazz (le calife), fut assassiné. Selon ce rapport, as-Samurî était un compagnon privilégié de l’Imam al-Hasan al-‘Askari(a).[14]

 

En tant que quatrième représentant

Selon certains rapports, Husayn b. Rûh [archive], le troisième représentant de l’Imam Mahdî(a) nomma as-Samurî en tant que son successeur et les chiites et les adeptes d’Ahl al-Bayt (a) l’acceptèrent par consensus.[15] Même si nous n’avons aucun rapport particulier selon lequel le douzième Imam (a) aurait donné un tel ordre à Husayn b. Rûh, nous sommes certains que le choix devait être fait sous l’ordre direct du douzième Imam (a) car la règle générale fut décrite dans d’autres récits. D’après cette règle, peu avant sa mort, chaque représentant nomme son successeur selon l’ordre de l’Imam (a) et non pas selon son propre avis. Al-Tabarsî écrit dans son al-Ihtijaj : ‘’aucun de ces hommes n’aurait pu atteindre un tel poste, sauf après l’approbation du douzième Imam (a) et la déclaration de l’ancien représentant.’’[16]

 

Sa représentation

Il n’y a aucun rapport sur les activités d’as-Samurî pendant le temps des représentants précédents. Les détails de ses activités au cours de sa propre représentation ne furent pas documentés.[17] Cependant, Il est dit que les chiites le connaissaient pour sa fiabilité et sa noblesse ainsi que les anciens représentants, et l’acceptèrent par consensus pour ce poste.[18] Selon une narration d’al-Cheikh al-Sadûq, les Wûkalâ-s (les chiites proches et fidèles aux Imams (a) durant l’époque abbaside) l’acceptèrent en tant que le représentant légitime de l’Imam (a) et lui remettaient les fonds islamiques (aumône).[19] D’autre part, pendant sa députation, l’oppression et les persécutions furent au sommet et c’est l’une des raisons pour lesquelles, il mena plus de ses activités en secret par rapport aux anciens représentants.[20]Compte tenu de cette analyse, certains chercheurs croient que la représentation du douzième Imam (a) se termina avec la fin de la vie de as-Samurî en raison de la sérieuse persécution mise en œuvre par le gouvernement ‘abbaside.[21][22]

 

Prodiges

Comme d’autres représentants Ali b. Muhammad as-Samurî effectuait des prodiges pour rassurer chiites de la vérité de sa représentation. Ali b. Husayn b. Bâbiwayh al-Qumi (le frère d’al-Cheikh al-Sadûq) raconte de la part d’un groupe d’érudits de Qom qui étaient allés à Kûfa avant la mort de Ali b. Husayn b. Bâbiwayh (le père d’al-cheikh al-Sadûq).[23] Ces savants déclarèrent : ‘’A Kûfa, Ali b. Muhammad as-Samurî demanda à propos d’Ali b. Husayn b. Bâbiwayh ; on répondit que nous avions reçu ses lettres et qu’il allait bien. Après quelques jours, as-Samurî répéta sa question et nous donnâmes la même réponse, mais il dit : ‘’qu’Allah pardonne Alib. Husayn Bâbiwayah! il est mort’’. Nous enregistrâmes l’heure et la date exacte ; après dix-sept ou dix-huit jours, la nouvelle de sa mort arriva à Kûfa. Il était mort exactement au même moment que nous avions enregistrée d’après le dire de as-Samurî’’[24]

 

Tawqi’ de l’Imam al-Mahdi (a)

Six jours avant le décès d’as-Samurî, il reçut une lettre de la part de l’Imam Mahdi (a) dans laquelle il avait prédit la mort d’as- Samurî et le commencement de l’Occultation majeure. Dans cette lettre, l’Imam (a) ordonna à as- Samurî de finir ses tâches inaccomplies, de faire ses préparatifs et surtout de ne pas nommer un successeur.[25][26] Six jours après ce Tawqi’ , les Wukalâ-s principaux vinrent le visiter sur son lit de mort et lui demandèrent de son successeur. Il répondit : « cette affaire se réfère à Allah et Il y reviendra lui-même ». C’est le dernier mot entendu par as-Samurî.[27] En d’autres termes, ce fut là où l’Occultation mineure finit et l’Occultation majeure débuta.[28]

Le Tawqî de l’Imama al-Mahdî
Qu’Allah récompense vos frères pour faire le deuil pour toi ; car en fait, tu décéderas dans six jours. Alors, fais les préparatifs et ne désigne personne en tant que ton successeur, puisqu’en ce moment, la Deuxième Occultation vient de commencer et il n’y aura aucune réapparition (Zuhûr) pendant une longue période (et il n’aura lieu) avant l’autorisation d’Allah. (Elle aura lieu) quant les cœurs (des gens) seront remplis de cruauté, et le monde de l’injustice. Certains viendront auprès de mes disciples (les chiites) et prétendront qu’ils m’auraient vu, mais sois conscient ! Celui qui prétend me voir avant la révolte de Sufyânî et le cri céleste, il est sûrement un menteur.

 

Bibliographie

  • Jâsim, Husayn, Târikhi Sîyâsîyi Qaybati Imami davâzdahum, Téhéran, Editions Amîrkabîr ,1385 HS.
  • J’afariyân, Rasûl, Hayâti fekrî va sîyâsî-yi Imamân-i Ch’iay’ân, Qom, Editions Ansârîyân, 1381 HS.
  • Jabbârî, Muhammad Rizâ, Sâzmân-i Vikâlat va Naqchi ân dar ‘Asri A’imma (a), Qom, Mu’assisiyi Âmûzichî Pajûhichîyi Imam Khûmaynî, 1382 HS.
  • Amîn ‘ Ämilî, Sayyad Mûhsin, A’ayân al- Chî’a, Beyrouth, 1403 HS.
  • Tûsi, Muhammad b. Hasan, al- Ghaybîyya, Qom, Muassisiyi al-M’aârif al-Islâmîyya, 1411 H.
  • Tûsi, Muhammad b. Hasan, Al- Rijâl al- Tûsî, une recherche de Javâd Qayyûmî Isfahânî, Qom, Editions Jâm’iiyi Mudarrisîn, 1373 HS.
  • Saduq, Muhammad b. Ali, Kamâl ad-Dîn wa Tamâm al-N’ama, Téhéran, Editions Islâmiyya, 1395 HS.
  • Tabarsî, Ahmad b. Ali, al-Ihtijâj, une Recherche d’Ibrâhîm Bahâdurî, 1403 H, Qom, Editions Uswa, 1383 SH.
  • Tabarsî, Fazl b. Hasan, A’lâm al-Warâ bi A’alâm al-Hudâ, Qom, Editions Äl al-Bayt, 1417 H.
  • Mâmqânî, ‘Abdullâh, Tanqîh al-Maqâl fi ‘ilmi er-Rejâl, Najaf, 1352 H.
  • Sadr, Siyyid Muhammad, Târikh al-Ghayba, Beyrouth, Dâyerat al-M’aârif, 1412 H.
  • Nahâvandî, Ali Akbar, al ‘Abqarî al-Hisân fî Ahwâlî Mawlânâ Sâhib az-Zamân, Qom, Editions Masjidi Jamkarân, 1386 HS.

 

Références

 

  1. Jâsim, Husayn, Târikhi Sîyâsîyi Qaybati Imami davâzdahum, Téhéran, Editions Amîrkabîr ,1385 HS.
  2. J’afariyân, Hayâti fekrî va sîyâsîyi Imamâni Chi’ayân, 1381 HS, p.583
  3. Jabbârî, Sâzmân-i Vikâlat, 1382 HS, vol. 2, p.479
  4. Amîn, A’ayân al-Shî’a, 1403 H, vol. 2, p. 48
  5. Tûsi, Al-Ghayba, 1411 H, p. 396
  6. Sadûq, Kamâl ad-Dîn, 1359 HS, vol.2, p. 503
  7. Tabrisî, al-Ihtijâj, 1403 H, vol. 2, p.260
  8. Sadûq, Kamâl ad-Dîn, 1359 HS, vol.2, p. 503
  9. Mâmaqânî, Tanqîh al-Maqâl, 1352 H, vol.2, p. 305
  10. Sadr, Târikh al-Ghayba, 1412 H, vol. 1, p. 413
  11. Nahâvandî, al-‘Abqâri al-Hisân, 1386 HS, vol. 5, p. 136
  12. Jabbârî, Sâzmâni Vikâlat, 1382 HS, vol. 2, p.479
  13. Tûsî, Rijâl at-Tûsî, 1415 H, p. 400
  14. Sadr, Târikh al-Ghayba, 1412 H, vol. 1, p. 199
  15. Tûsi, al- Ghayba, 1411 H, p. 395
  16. Tabarsî, al-Ihtijâj, 1403 H, vol. 2, p.478
  17. Jabbârî, Sâzmâni Vikâlat, 1382 HS, vol. 2, p.480
  18. Sadr, Târikh al-Ghayba, 1412 H, vol. 1, p. 413
  19. Saduq Kamâl ad-Ddîn, 1359 HS, vol.2, p. 517
  20. Ghaffâr zâdih, Zingigâniyi Navvâbi Khâssi Imam Zamân (a), 1357 HS, p.304
  21. Sadr, Târikh al-Ghayba, 1412 H, vol. 1, p. 414
  22. Jabbârî, Sâzmâni Vikâlat, 1382 HS, vol. 2, p.480
  23. Tûsî, al- Ghayba, 1411 H, p. 396
  24. Saduq, Kamâl ad-Dîn, 1359 HS, vol.2, p. 503
  25. Saduq, Kamâl ad-Dîn, 1359 HS, vol.2, p. 516
  26. Tabarsî, al-Ihtijâj, 1403 H, vol. 2, pp. 555-556
  27. Tûsî, al- Ghayba, 1411 H, p. 395
  28. Sadr, Târikh al-Ghayba, 1412 H, vol. 1, p. 414

 

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