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SHAFAQNA – Imam Hussain : La région  d’ Ain al-Tamur (source de dattes ) se situe  à 85 km au sud-ouest de la ville de Karbala. Dans cette région , et en traversant  le désert, vous pourrez imaginer des contes glorieux et historiques. Ain al-Tamur  vous parait comme un tableau vert en plein couleur grise , un tableau que Dieu a voulu être témoin à Sa capacité quand Il a fait exploser des sources où l’eau douce s’écoule pour irriguer la terre qui produit différents types d’arbres et de fruits.

Nous pouvons considérer cette ville parmi les villes touristiques et archéologiques dont les racines antiques remontent à la période  pré-islamique à environ quatre mille ans quand elle était un passage des caravanes , des pèlerins , du commerce , des guerres et des rois ; elle était également une place de repos pour les missionnaires qui se reposaient sous ses palmiers et ses pommiers et buvaient de l’eau de ses sources.

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L’ancienne ville a cessé d’exister en raison de plusieurs facteurs, le plus remarquable ,parmi autres, est, peut-être ,la récession d’eau ainsi que la diffusion de paludisme qui a péri  la plupart de ses habitants . Et la ville appelée aujourd’hui (Ain al-Tamur ) était un des villages de l’ancienne Ain al-Tamur , qui était nommée aussi (Chithatha) , et c’est un mot araméen qui signifie (la pure , la douce). En 1938 le nom de la ville a été changé de (Chithatha) à (Ain al-Tamur ) pour commémorer la ville historique d’ Ain al-Tamur disparue qui était l’un des meilleurs centres militaires. Elle a été une forteresse très forte des Perses avant l’Islam, et aussi une forteresse islamique jusqu’au moment de sa disparition.

La ville d’ Ain al-Tamur se distingue par ses sources à l’eau minérale où l’eau sort de leurs intérieures et s’écoule dans des régions lointaines pour irriguer les terres agricoles. La profondeur de l’eau dans ces sources est presque de quatre mètres ou plus. Certaines sources contiennent des chlorures et des sulfates.

Les sources d’eau et les zones archéologiques

La source de Seeb( Ain al-Seeb) : on dit que le nom (Seeb) est venu du mot persan (seeb) qui signifie (pommes) , à cause du grand nombre de pommiers à l’entourage . On dit également que le mot  (seeb) vient du mot arabe (insi’iab) qui signifie (le cours d’eau) à cause de l’écoulement d’eau de haut en bas . Cette source est entourée des palmeraies , des arbres fruitiers, et particulièrement des pommiers .Elle se trouve dans le côté oriental de la ville et elle a une forme ovale ; et pour nager, les gens y fréquentent souvent  parce qu’elle est loin des villages et des passants.

L’autre grande source est (Ain al-Hamra) (la source d’al- Hamra) ou (la source rouge) et on  dit qu’elle est nommée ainsi parce quelle se situe dans une terre nommée la rouge (al-Hamra), ou parce que la couleur de cette source se rapproche du rouge. Il y a aussi d’autres sources comme : Ain al-Zarga’a , Ain um-el Kilwani , Ain um- Tair , Ain Bait el-Semina , Ain al-Souda , Ain gafa et Ain al-Maleh.

Le canton d’Ain al-Tamur se caractérise aussi de la présence des sites archéologiques et de plusieurs sanctuaires d’ (Ahlul- baite) la famille du Prophète Mohammed (sas), tels que les sanctuaires des Imams, Ali (as) ,Hassan (as) , Zain -el- Abidine (as) ,le Prophète Ayoub (as) , les filles de l’Imam Hassan (as) et la Sidra ( une sorte d’ arbre de lotus , jujubier) de l’Imam Ali (as) , en plus du mausolée  de Sayyid Ahmad bin Hashim(as) et le (kitarat l’Imam  Ali) et c’est (un lieu saint situé au bord du lac de Razzaza sous une cave où un roc goutte continuellement  de l’eau depuis le passage de l’Imam Ali (as), comme on le dit.

Aussi Le canton d’Ain al-Tamur se caractérise-t-il par la quantité et la diversité des dattes. Et la connaissance  d’agriculture des palmiers n’y est pas récente , car les palmiers , même dans l’ancienne ville , étaient une source importante de la production et de l’exportation des dattes.

L’anglaise (Miss Bill) a cité, dans son livre bien connu, que le nombre de palmiers dans Chithatha en 1924 était de 170 000 palmiers, et parce que la ville est située au milieu de l’oasis où les palmiers couvrent la plupart de son terrain cultivé ayant 64.352 dunums , elle est devenue le fournisseur principal des dattes. Ainsi , la proportion de la production de l’oasis d’Ain al-Tamur atteint le taux de 85% et de l’oasis de Rahhaliya , qui est située près d’elle,15% ; et la production annuelle des deux oasis est de 12 à 14 mille tonnes . Et ces dattes considérées parmi les meilleures comme Zahdi, Kistawi, Barban, Aouint Ayoub, Dkalat isewid, et d’autres.

Les possibilités d’investissement

Parmi les possibilités d’investissement les plus importantes  dans le secteur industriel, dans Le canton d’Ain al-Tamur , est ( le pétrole) dont l’existence est scientifiquement prouvée sous le territoire de la région (khudaira), 22 km loin du centre de la ville , à travers les cadres techniques du Ministère du pétrole. Ce sont une série de puits, avec des stocks stratégiques prêts à l’extraction.

Il y a aussi les matières premières pour l’industrie du ciment, comme le matériel du calcaire et du fer en très grandes quantités et dont  la proximité de la surface du sol facilite leur extraction et représente une possibilité complète d’investissement pour établir un groupe d’usines de ciment , comme en a bénéficié la Société Générale de Ciment du Sud en établissant  la plus grande usine du ciment dans les limites administratives du canton d’Ain al-Tamur.

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Après la chute du dictateur Saddam Hussein en 2003, le canton d’Ain al-Tamur a vu la mise en œuvre de nombreux projets . Le chef de la Commission de Reconstruction et le responsable d’anciens projets dans le canton a expliqué : le canton d’Ain al-Tamur a vu le lancement  d’une vaste campagne de reconstruction qui a atteint la plupart des secteurs de vie . Il a indiqué que ces projets ont été financés par le Programme du Développement des Territoires et de l’Accélération de la Reconstruction .Parmi ces projets, la construction d’un bâtiment de communications contenant commutateur (coréen) fournissant 3 milliers de lignes téléphoniques qui couvriront toutes les régions du canton. En plus ,le Département d’électricité est fourni de matériels de rechange ; et les lignes de transmission d’énergie pour les complexes de l’eau potable  sont substituées.

La sécheresse des sources et l’approvisionnement d’eau

Le canton d’Ain al-Tamur est apparu à l’existence à travers les sources d’eau qui ont transformé le désert en oasis vertes et, ayant peur de l’inconnu et de l’avenir des lacs, les cadres techniques dans la ville ont commencé à essayer de trouver les moyens appropriés de la sauver. Monem Sattai , le maire du canton, a dit : le Département de Ressources d’eau avait commencé le forage des puits ; et des comités de Département de l’Environnement, de la Société de Forage des Puits et des autres départements spécialisés ont été formés pour identifier les traitements nécessaires à cette effet ; et puisque certaines des terres souffrent d’un manque d’eau, le Département de Ressources d’eau a commencé à fournir de l’eau d’irrigation à travers les tubes reliant les sources directement aux terres afin de ne pas gaspiller des quantités excessives d’eau.

Ain al-Tamur à Karbala .. Ville touristique et archéologiqueAin al-Tamur à Karbala .. Ville touristique et archéologique

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