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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Parce que, selon AVS, « la règle est de s’éloigner de toute possibilité de doute », le premier organisme labellisateur halal français ne certifiera pas, cette année, de moutons ou d’agneaux pour la fête de l’Aïd al-Adhâ. En cause, l’impossibilité de s’assurer que les moutons sacrifiés à l’occasion de cette fête très importante pour les musulmans seront bel et bien âgés de plus de 6 mois, comme l’admet l’école hanafite. AVS rappelle cependant que, « dans le cadre de l’abattage de l’Aïd, il est possible de réaliser l’abattage d’un bovin pour sept familles qui pourront se le partager. » Mais pour une partie des musulmans, l’Aïd al-Adhâ est aussi l’occasion de faire un don aux plus nécessiteux. Offrir un sacrifice est une pratique courante chez les musulmans, à condition de passer par une organisation caritative reconnue. Et ces dernières ne manquent pas en France.

Syrie, Birmanie, Palestine, mais aussi Somalie, Yémen ou Népal

Nombreux sont en effet les organismes à proposer des sacrifices pour des personnes démunies ou en situation de conflit, de Muslim Hands à Ummah Charity, en passant par BarakaCity. Human Appeal, par exemple, a « sélectionné des pays comme la Syrie et la Palestine, où la lutte contre la pauvreté est largement médiatisée mais aussi choisi des pays où les habitants souffrent tout autant mais dont nous n’entendons pas parler, comme le Yémen, la Somalie ou le Népal. » L’association assure avoir fourni, l’an dernier, de la viande de l’Aïd à un million de personnes. La plus connue des organisations, le Secours islamique français (SIF), distribue quant à elle « des milliers de colis de viande aux personnes dans le besoin dans différents pays : Syrie, Birmanie, Palestine, Somalie, Liban » pour « permettre au plus grand nombre de personnes en difficultés de fêter l’Aïd dignement. »

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Des sacrifices faits en suivant les préceptes religieux

Mais l’abattage rituel est-il respecté par ces ONG ? Le SIF affirme que « l’animal est sacrifié dans le pays dans lequel il va être distribué » et que « les équipes du Secours islamique France veillent à ce que le sacrifice soit effectué dans les meilleures conditions et conformément aux réglementations religieuses. » L’organisation précise par ailleurs que, « en fonction des pays et donc des coutumes, nous sacrifions des moutons, des vaches, des bœufs, ou encore des chèvres. » Eid Charity, autre association qui permet d’effectuer un sacrifice à destination de populations sujettes à la guerre, fait elle sacrifier les bêtes offertes par les fidèles en Nouvelle-Zélande et en Australie où, dit-elle, « les abattoirs sont les fournisseurs officiels des pèlerins et donc très connus pour leur éthique et leur respect stricte des conditions d’abattage rituel y compris l’âge du mouton. »

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