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SHAFAQNA – Oumma : Ce dimanche 29 juillet, au petit matin et presque en catimini, les portes de la prison israélienne où croupissaient, depuis le 19 décembre dernier, sans jamais se voir, Ahed Tamimi, 17 ans, et sa mère Nariman, se sont enfin ouvertes, les libérant des chaînes de l’arbitraire dans lesquelles le tribunal militaire d’Ofer, aux ordres, les a maintenues de longs mois durant pour venir à bout de leur farouche résistance.

« Elles viennent de quitter la prison », a déclaré laconiquement le porte-parole du centre de détention, Assaf Librati, au micro de l’AFP, tandis que des informations contradictoires circulaient sur l’endroit précis, en Cisjordanie occupée, où la désormais célèbre jeune héroïne du village de Nabi Saleh et sa courageuse maman, une résistante de la première heure à l’occupation israélienne, allaient être relâchées.

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Propulsée sur le devant de la scène internationale et hissée sur un piédestal de manière fulgurante, à la faveur d’une vidéo marquante qui a fait le tour du monde en un éclair, Ahed Tamimi, en administrant une gifle cuisante à un soldat israélien au cours d’un 15 décembre 2017 de triste mémoire, est devenue la figure iconique de la lutte du pot de terre contre le pot de fer, en Palestine et à travers le monde.

Elle était alors sous le choc de l’annonce de la grave blessure à la tête infligée à son cousin de 14 ans, Mohammed, par le tir délibéré d’un sniper israélien. Son jeune cousin qui, depuis, a été incarcéré sans ménagement et sans soins par la soldatesque israélienne.

« La résistance continuera jusqu’à la fin de l’occupation ». Ces premiers mots prononcés par une Ahed Tamimi submergée par l’émotion, alors qu’elle venait de retrouver l’affection des siens, ont laissé percevoir une détermination inébranlable, exceptionnelle à un si jeune âge, que ses 8 longs mois d’emprisonnement, rythmés par des interrogatoires musclés, n’ont pas réussi à infléchir et encore moins à briser.

Elle devrait tenir une conférence de presse dans le courant de la journée, chez elle, dans son village où elle manquait à l’appel depuis une certaine nuit du mois de décembre, lorsqu’elle fut brutalement arrachée à sa famille, sur le coup de 4 heures du matin.

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S’il est le premier à se réjouir de sa relaxe, Omar Shakir, le directeur de l’ONG Human Rights Watch en Israël, tient à ce que cet heureux dénouement n’occulte pas pour autant le sort effroyable de centaines d’autres enfants palestiniens, toujours derrière les barreaux et dont les droits sacrés sont piétinés quotidiennement.

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