Muhammad (P) du point de vue de Muhammad (P)

SHAFAQNA – Le Messager de Dieu, Muhammad Mustafa (P), a rapporté de nombreux hadiths sur lui-même qui font référence à la grandeur de sa création.

Dans un hadith, le Saint Prophète (P), en réponse à Jabir ibn Abdullah al-Ansari, qui avait posé une question sur la première créature de Dieu : « Quelle est la première chose créée par Dieu Tout-Puissant ? » a dit : « La lumière de ton Prophète, Ô Jabir ! Dieu l’a créée d’abord, puis, Il a créé tout bien à partir de cette lumière. » [1]

Ou il a dit : « La première chose que Dieu a créée a été ma lumière, Il l’a créée à partir de Sa lumière et l’a dérivée de la gloire de Sa grandeur. » [2]

La mission de Muhammad (P)

Concernant sa mission aussi, le Prophète (P) déclare : « Je suis le premier des prophètes en termes de création et le dernier en termes d’envoi. »[3] Il a également souligné : « Mon exemple, comparé aux prophètes précédents, est comme un homme qui a construit une maison très belle et intéressante, l’a perfectionnée et l’a achevée, alors les gens entrent et s’émerveillent de sa beauté et disent : “Nous n’avons pas vu de meilleur bâtiment que celui-ci sauf que la place d’une brique est vide”, alors le Messager de Dieu (P) dit : “Je suis celui qui comble ce vide, j’ai été envoyé comme prophète et j’ai mis fin à la chaîne des prophètes.”»[4]

Les raisons de la supériorité de Muhammad (P)

Dans un autre hadith, le Prophète Muhammad (P) dit : « Concernant six choses, j’étais supérieur aux prophètes : Les mots complets et beaux m’ont été assignés, j’ai été aidé (victorieux) par l’élément de la peur, le butin est devenu licite pour moi, la terre est devenue pure pour moi et un lieu de prosternation et d’adoration, j’ai été envoyé à tous les peuples et j’ai été choisi comme sceau des prophètes. »[5]

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La raison de la prophétie de Muhammad (P)

Mais en ce qui concerne la cause de sa prophétie et de sa mission, le Prophète (P) déclare : « En effet, j’ai été envoyé pour perfectionner les vertus morales. »[6]

Le sens de ce hadith est que l’Islam n’a pas présenté une nouvelle religion ; au contraire, il a corrigé les défauts des religions précédentes et en plus, il dépeint les meilleurs comportements moraux  humains : Éviter de faire de mauvaises actions, comme le mensonge, la médisance, la calomnie, la diffamation, l’atteinte aux créatures, au Créateur et à la création de Dieu, conseiller de faire de bonnes actions, telles que la bienveillance et la gentillesse envers les autres, le maintien des liens de parenté, le travail et l’effort pour atteindre le succès, la vie paisible à côté de la famille, qui est à l’origine de la formation de la société qui est la Oumma islamique, mais aussi humaine, dans laquelle les adeptes de toutes les religions divines vivent dans la paix et la tranquillité et le respect mutuel, et la société idéale, qui fournit les moyens du bonheur humain dans ce monde et dans l’au-delà et enfin, le voyage vers le monde après la mort, cette demeure éternelle de l’homme où il vivra pour toujours en profitant des bénédictions et de la paix, s’il a de bonnes intentions dans ce monde et que ses actes ne sont pas motivés par le caprice et l’hypocrisie, et que ses actes sont intrinsèquement agréables et aimés de Dieu.

Muhammad (P) a présenté l’Islam de la meilleure façon et a fait de son mode de vie un symbole pour la réalisation d’une telle société. Une Oumma qui en termes de croyance, a été formée sur la base de l’Unicité de Dieu, de la Justice divine, de la Prophétie, de l’Imamat et du Jour du jugement dernier et que dans la dimension pratique, elle est basée sur dix principes pratiques ou dix auxiliaires de la foi : la prière, le jeûne, le pèlerinage, l’appréciation de ce qui est bon et l’interdiction de ce qui est mauvais, combattre l’ennemi interne et externe, zakat et khoms pour assurer une économie productive et dynamique, aimer les dirigeants célestes et acquitter les ennemis de Dieu et des Innocents (AS) et de l’homme et de l’humanité.

Dans l’intention d’atteindre le bonheur terrestre, en observant les principes de la croyance et de la pratique, l’homme se perfectionne afin de garantir également son bonheur dans l’au-delà.

Muhammad (P) a été envoyé comme enseignant

Le Prophète Muhammad Mustafa (P) a également souligné : « J’ai été envoyé en tant qu’enseignant »[7], car le Prophète (P) enseigne aux gens la connaissance et la sagesse divines afin de les purifier et de leur conférer de bonnes qualités : « Ainsi, Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la Sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas. » (Al-Baqarah : 151)

Dans un autre endroit, il dit : « Dieu ne m’a pas envoyé fier et têtu, mais Il m’a envoyé dans les vêtements d’un enseignant facilitateur » [8], de sorte que de cette manière, sans préjugés, et avec tolérance, le Prophète puisse consulter les autres dans les affaires de la société : « Et consulte-les à propos des affaires » (Al-Imran : 159), écouter les paroles des autres et choisir ce qui est mieux et l’enseigner aux autres et discuter avec les autres avec les meilleures méthodes morales et humaines : « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » (An-Nahl : 125) afin que les cœurs des gens purs soient apaisés par la direction divine et qu’ils acceptent la vérité à bras ouverts.

L’Islam, la religion de la paix et de l’évolution humaine, c’est le don de Dieu à l’homme pour le libérer des laideurs et de son ego et le guider vers le bonheur et le salut ; c’est la religion de Muhammad  (P) et de sa famille.

 

Notes:

1– Kashf al-Khafa, volume 1, p. 269.

2- Awali Al-lé‘ali, volume 4, p. 99.

3- Ibid., p. 122.

4- Musnad Ahmad, volume 3, p. 361 ; Sahih Muslim, volume 7, p. 65 et Al-Musannaf d’Ibn Abi Shaybah, volume 7, p. 440.

5- Ibid., volume 2, p. 412 ; Sahih Muslim, volume 2, p. 64 et Musnad Abu Yala, volume 11, p. 378.

6- Makarim al-Akhlaq, Tabarsi, p. 8.

7- Sunan ad-Darmi, volume 1, p. 100 ; Sunan Ibn Majah, volume 1, p. 83 et Musnad d’Abi Dawood at-Tayalissi, p. 298.

8- Sahih Muslim, volume 4, p. 188 ; Al-Jaame‘ as-Saghir, volume 1, p. 273 et Sobol al-Hoda wa- al-Rashad, volume 11, p. 154.

 

Ce texte est écrit pour Shafaqna & traduit par Shafaqna français. Tous droits réservés à Shafaqna.

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