SHAFAQNA- Les habitants de Gaza célèbrent l’Aïd al-Adha dans les décombres pour la troisième année consécutive. Même si le cessez-le-feu entre le Hamas et l’Israël n’a presque rien changé, les prix élevés de la viande et des cadeaux sont habituellement associés à la fête.
Nadia Abou Shamala, 40 ans, déplore que l’Aïd, qui a commencé mardi soir, se passe sans la joie que nous connaissions autrefois, en raison de la hausse des prix et de notre incapacité à répondre aux besoins les plus élémentaires de nos enfants. « Je me rends au marché seulement pour acheter. Quand je demande les prix, je rentre le cœur brisé », se plaint cette palestinienne du nord de la bande de Gaza, qui a déménagé il y a plus de deux ans à Deir el-Balah.
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Des ONG ont récemment fait part de la situation toujours catastrophique dans le territoire palestinien, plus de six mois après l’adoption à l’ONU d’une résolution approuvant un plan américain prévoyant notamment la reprise totale de l’aide humanitaire.
Les associations affirment que les gazaouis manquent toujours de tout, et les camions d’aide, qui utilisent des points de passage tous sous contrôle d’Israël, ne sont pas assez nombreux pour faire baisser les prix. De plus, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre, il y a toujours des tirs quasi quotidiens. D’après la tradition musulmane, l’Aïd al-Adha commémore le sacrifice qu’Abraham (Ibrahim dans le Coran) avait tenté d’accomplir en sacrifiant son fils, avant que l’ange Gabriel ne lui propose in extremis de tuer un mouton à sa place.
Source: Iqna
