SHAFAQNA– Tant que les biens sont utilisés sur le chemin de la satisfaction divine, ils sont beaux et précieux. Mais lorsqu’ils deviennent un outil entre les mains de Satan, ils n’apportent que fierté, rébellion et négligence. Selon le Saint Coran, cela n’est qu’une pure perte (khusran).
L’Imam Sajjad (AS), dans le livre Sahifa Sadjadiyah, s’adresse ainsi à Allah Très-Haut:
وَ ازْوِ عَنِّی مِنَ الْمَالِ مَا یُحْدِثُ لِی مَخِیلَةً أَوْ تَأَدِّیاً إِلَی بَغْیٍ أَوْ مَا أَتَعَقَّبُ مِنْهُ طُغْیَاناً
« Prends de moi ce bien qui me rendrait orgueilleux, ou me pousserait à l’injustice, ou me mènerait à la rébellion »
La culture du culte est ce dont toute la création devrait se parer. Dans le culte du Dieu Tout-Puissant, tout est beau tant qu’il a une couleur et un parfum divins. Mais lorsque cela conduit à l’indifférence et à l’éloignement de l’être humain à son égard, cela est répréhensible et doit être évité de tout cœur.
L’histoire de la propriété, de la richesse et en général de tout ce que nous possédons dans ce monde est similaire. Tant que ces biens sont au service du plaisir de Dieu, ils sont beaux et précieux, mais lorsqu’ils deviennent un outil entre les mains de Satan, ils n’apportent que fierté, rébellion et imprudence. Selon le Coran:
یَا أَیُّهَا الَّذِینَ آمَنُوا لَا تُلْهِکُمْ أَمْوَالُکُمْ وَلَا أَوْلَادُکُمْ عَنْ ذِکْرِ اللَّهِ وَمَنْ یَفْعَلْ ذَٰلِکَ فَأُولَٰئِکَ هُمُ الْخَاسِرُونَ
« Ô vous qui avez cru! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et quiconque fait cela, Alors ceux-là seront les perdants » (Sourate Al-Monaféghoun, verset 9)
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Tha’labat ibn Hqtib al-Ansqri
Tha’labat était un homme pauvre qui ne possédait aucune richesse. Un jour, il dit au Prophète (P): « Ô Messager d’Allah! Invoque Allah pour moi, afin qu’Il m’accorde la richesse ». Le Prophète (P) répondit: « Ô Tha’labat! La richesse que tu possèdes déjà, si tu t’efforces d’en acquitter l’action de grâces, est meilleure pour toi qu’une richesse dont tu ne pourrais supporter la responsabilité. Ne souhaites-tu pas prendre exemple sur la vie de ton Prophète? Ô Tha’labat! Par Allah, si Je le voulais, les montagnes se transformeraient en or et en argent pour Moi, mais la meilleure vie est celle où règnent la chasteté et la suffisance, et le meilleur bien est celui dont l’homme peut acquitter l’action de grâces ».
Tha’labat n’était pas satisfait des paroles du Messager de Dieu (P) et a insisté pour lire le Messager de Dieu pour son propre bénéfice. Il a dit: « Je jure par Celui qui t’a envoyé en tant que Messager, si l’on m’accorde la richesse, je m’acquitterai du droit de toute personne ayant un droit sur ma richesse ».
Le Messager de Dieu (P) accepte cette prière sur l’insistance de Tha’labat. Après cette prière, la situation financière de Tha’labat change et sa richesse augmente de jour en jour. Tout d’abord, il a acheté des moutons et a commencé à les élever. Au fil du temps, sa richesse augmenta à tel point que la ville de Médine fut incapable de répondre à ses besoins. Pour cette raison, il quitta la ville pour le désert et y commença à élever du bétail. Il était tellement occupé à gérer ses affaires qu’il fut privé des prières du vendredi, des prières en commun et du pèlerinage auprès du Prophète (P).
Après la révélation du don obligatoire (Zakat), sur ordre du Messager de Dieu (P), les collecteurs de Zakat sont retournés à Tha’labat et ont exigé la Zakat de sa famille sur l’ordre de Dieu et de Son Messager (P), mais il était avare et refusa de le donner et répondit: « La Zakat est comparable à l’impôt de capitation (Jizya) que l’on perçoit des minorités religieuses. Ce programme est une injustice imposée à nous, les riches, et je me considère dispensé de payer de tels impôts! ».
Lorsque la nouvelle de son avidité parvint au Prophète (P), il dit à deux reprises: « Malheur à vous, malheur à vous ». C’est pourquoi nous devrions chercher refuge auprès de Dieu contre toute richesse qui provoque l’orgueil et la désobéissance aux commandements de Dieu. Selon les enseignements de l’Imam Sajjad (AS), nous devrions demander à Dieu Tout-Puissant: « Ô Allah! Prends de moi tout ce qui te prend de moi ».
Source: Hawzah
