Détention de 700 femmes palestiniennes : les témoignages de tortures et de violences sexuelles se multiplient

SHAFAQNA- Dans son dernier rapport publié ce mercredi, jusqu’en avril 2026, le Club des prisonniers palestiniens indique que, depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023, plus de 700 femmes palestiniennes ont été arrêtées par les forces d’Occupation israélienne.

Le nombre de femmes détenues dans les centres de détention israéliens, en particulier dans la prison de Damon, a également augmenté, atteignant environ 90 personnes en avril 2026.

Le rapport fait état de nombreuses violations des droits fondamentaux de ces femmes détenues. Selon le Club des prisonniers palestiniens, elles subissent des violences physiques, des fouilles humiliantes, des agressions ou harcèlements sexuels ainsi que des menaces.

Selon le rapport, ces chiffres incluent les femmes arrêtées en Cisjordanie occupée, à Qods-est occupée (Jérusalem )et dans les territoires occupés depuis 1948, ainsi que plusieurs cas de femmes arrêtées dans la bande de Gaza.

L’organisation juridique précise également que le nombre de femmes détenues dans les centres de détention israéliens — en particulier dans la prison de Damon — a augmenté, atteignant environ 90 détenues en avril 2026. Ce chiffre intervient alors que le nombre de prisonnières fluctuait ces derniers mois en raison de certaines libérations.

Le rapport souligne de nombreuses violations des droits fondamentaux des femmes détenues. Selon le Club des prisonniers palestiniens, ces femmes sont confrontées à des agressions physiques, à des fouilles humiliantes, à des violences ou harcèlements sexuels, ainsi qu’à des menaces.

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Le rapport évoque également la négligence délibérée concernant les besoins médicaux des prisonnières, considérée comme l’un des points les plus préoccupants.

Toujours selon le rapport, de nombreuses femmes se voient refuser l’accès aux soins, et certaines souffrent désormais de maladies cutanées.

Les conditions de détention sont également citées parmi les violations constatées : privation de nourriture, isolement prolongé, interdiction de visites familiales et confiscation de biens personnels.

Le Club des prisonniers palestiniens dénonce en outre la poursuite du recours à la détention administrative, une pratique permettant de prolonger un emprisonnement sans accusation formelle ni procès.

Parmi les femmes arrêtées figurent des mères, des étudiantes et des journalistes.

Le rapport aborde aussi la situation des femmes arrêtées dans la bande de Gaza : des dizaines d’entre elles ont été détenues dans des conditions inconnues et placées dans des camps militaires durant les premières phases de la guerre, soulevant des inquiétudes quant à d’éventuels cas de disparition forcée.

Face à l’ampleur de ces violations, le Club des prisonniers palestiniens appelle les organisations internationales à intervenir de toute urgence pour mettre fin à ces pratiques et assurer la protection des femmes détenues.

Source: IRNA

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