SHAFAQNA- Le pécheur, pour commettre un péhé et une désobéissance, est obligé d’utiliser les mêmes bienfaits qu’Allah lui a accordés pour l’adorer ; et cela constitue une ingratitude manifeste.
Raporte que Le Commandeur des Croyants, L’Imam Ali (que la paix soit sur Lui), dans la maxime 290 de Nahj al-Balâgha, attire l’attention sur un point important concernant le péché et le châtiment. Voici cette maxime pour vous, chers lecteurs :
لَوْ لَمْ یَتَوَعَّدِ اللَّهُ عَلَی مَعْصِیَتِهِ، لَکَانَ یَجِبُ أَلَّا یُعْصَی شُکْراً لِنِعَمِهِ
Même si Allah n’avait pas menacé Ses serviteurs de la désobéissance et du péché, il aurait tout de même été obligatoire pour l’homme de ne commettre aucun péché, afin d’être ainsi reconnaissant envers Ses bienfaits.
Explication :
Celui qui commet un péché et n’obéit pas à l’ordre d’Allah – à savoir Lui obéir – gaspille en réalité les bienfaits qu’Allah lui a accordés. En effet, pour commettre un péché, une personne doit d’abord mobiliser sa pensée, son esprit et sa force. Or, Allah Très-Haut ne lui a pas donné cette pensée, cet esprit et cette force pour désobéir et pécher.
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Prenons l’exemple d’une personne qui veut désobéir à l’ordre divin et commettre un péché, par exemple voler. Pour accomplir cet acte, tous ses membres doivent remplir leur fonction avec toute la force dont ils disposent afin qu’elle puisse commettre ce péché.
- Ses poumons doivent absorber régulièrement de l’air frais pour qu’elle respire.
- Son cœur doit battre régulièrement pour que le sang parvienne à tout son corps.
- Ses yeux doivent voir correctement pour qu’elle distingue son chemin.
- Ses jambes doivent pouvoir bouger et faire des pas pour qu’elle avance.
- Ses oreilles doivent entendre pour qu’elle perçoive l’approche des gens et ne soit pas en danger.
- Ses mains doivent être capables d’ouvrir les portes et de saisir des objets.
- Son cerveau doit remplir sa fonction pour que les autres membres reçoivent leurs ordres et exécutent leurs tâches.
Si l’un de ces membres ne remplissait pas correctement la capacité qu’Allah lui a donnée par bienfait, le pécheur ne pourrait tout simplement pas commettre son péché. Vous voyez donc que le pécheur, pour accomplir son péché, utilise exactement les mêmes moyens et forces qu’Allah a accordés à l’homme, tout comme celui qui veut obéir aux ordres divins.
Ainsi, le pécheur, par chacun de ses péchés, ne gaspille-t-il pas lui-même, aussi bien les bienfaits et les forces que Allah lui a donnés ?
Bien sûr, Allah a averti Ses serviteurs et les a menacés du péché et de la désobéissance. Mais même si Allah n’avait donné ni avertissement ni menace, et si l’homme était sûr de ne subir aucune punition ni châtiment pour ses péchés, il n’aurait tout de même pas le droit de gaspiller les bienfaits d’Allah. Car face aux bienfaits de voir, d’entendre, de sentir, de se mouvoir, de faire battre son cœur, de respirer par ses poumons, de penser, d’avoir la capacité d’accomplir diverses actions – et des milliers d’autres bienfaits – l’homme doit être reconnaissant et plein de gratitude.
Source: Hawzah
