SHAFAQNA- Un homme âgé d’environ 40 ans a été appréhendé mardi soir après avoir pénétré dans la mosquée centrale de Manchester, dans le quartier de Rusholme, en possession de plusieurs armes, dont une hache et un couteau.
La police du Grand Manchester a été alertée par des bénévoles présents sur place, qui ont remarqué le comportement suspect de deux individus pendant la prière de Tarawih, une prière nocturne typique du Ramadan. Selon les autorités, environ 2000 fidèles se trouvaient à l’intérieur du lieu de culte au moment des faits. L’homme interpellé est suspecté de posséder une arme offensive et de détenir de la drogue de classe B. Il n’y a eu aucun blessé et aucune menace explicite n’a été proférée à l’encontre des fidèles. Un autre individu, également signalé pour comportement suspect, est toujours en cours de recherche.
Même si la police affirme être en contact avec les services de lutte antiterroriste du nord-ouest de l’Angleterre, l’incident n’a pas encore été officiellement qualifié d’acte terroriste, ce qui est contesté par des responsables de la mosquée. Afzal Khan, le député de Manchester Rusholme, a fait part à la BBC des conséquences de la stigmatisation des musulmans par certains responsables politiques d’extrême droite, soulignant un climat islamophobe préoccupant.
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Pour établir les circonstances exactes de l’incident et identifier le deuxième homme, les enquêteurs continuent d’analyser les images de vidéosurveillance. Cet incident est survenu dans un contexte de recrudescence des actes hostiles visant les lieux de culte musulmans au Royaume-Uni. Même si elle n’a pas été qualifiée de terroriste à ce stade, l’intrusion d’un individu armé au cœur d’une mosquée pendant la prière nocturne du Ramadan suscite des interrogations sur la manière de traiter différemment certaines menaces sécuritaires.
De nombreux responsables associatifs et politiques constatent que ce type d’événement suscite un sentiment d’insécurité croissant parmi les fidèles, en plus de la banalisation des discours stigmatisants à l’égard des musulmans dans le débat public.
Source: Oumma
