SHAFAQNA- Amira Abdelhadi se consacre à restaurer les exemplaires usés et déchirés du Saint Coran collectés dans les mosquées de la province de Louxor en Égypte, tout en espérant obtenir l’agrément de Dieu et sans chercher la moindre récompense matérielle.
Selon Al-Ahram, Amira Abdelhadi est installée dans un coin paisible de sa maison à Louxor. Chaque jour, la récitation du cheikh Mohamed Siddiq El-Minshawi remplit la pièce. Elle examine avec soin un exemplaire du Coran dont les pages ont été endommagées par un usage répété. Elle effleure délicatement le papier, enlève la poussière, et commence un travail de remise en état minutieux.
Avec son fils, Ahmed El-Hawari, dentiste de profession, il l’assiste dans cette tâche en triant les pages, en les remettant dans l’ordre et en préparant une nouvelle couverture. Tous les deux travaillent sans publicité ni attente de compensation financière, animés par une volonté sincère de servir le Livre de Dieu. Amira explique qu’elle vise à remettre les exemplaires restaurés aux mosquées pour les rendre à nouveau accessibles aux fidèles. Elle voit cette action comme une aumône continue, offerte uniquement à Dieu.
À lire aussi: Deuxième conférence internationale sur les lectures coraniques à l’Université de Tanta
Elle a lancé une initiative bénévole pour relire les exemplaires endommagés dans les mosquées et les centres de mémorisation du Coran, devenant ainsi un exemple vivant de coopération familiale au service du bien, sans aucune agitation ni médiatisation. Après avoir récupéré les exemplaires endommagés, mère et fils font un travail précis pour rassembler les pages dispersées. Avant la reliure, ils utilisent un cuir naturel de haute qualité et garantissent la solidité du papier, tout en préservant intégralement le texte sacré, sans aucune modification apportée aux lettres ou aux versets.
Amira fait remarquer que lorsqu’elle remet un Coran restauré à une mosquée, elle éprouve le sentiment que son travail affecte directement le cœur des fidèles. Pour elle, cette satisfaction est une récompense adéquate. Al-Ahram affirme que leur engagement va au-delà de l’artisanat, il représente vraiment la sincérité, l’amour du Coran et l’esprit du bénévolat familial.
Source: Iqna
