SHAFAQNA- Nazma Khan, la fondatrice de la Journée mondiale du hijab, souligne que l’islamophobie en Occident prend de plus en plus de formes insidieuses et cherche à réduire au silence les femmes musulmanes.
Nazma Khan a expliqué à Al Jazeera que l’islamophobie ne se limite plus à la violence ou à l’intimidation directes dans un entretien, mais se manifeste désormais en faveur des droits des femmes. Elle fait remarquer que certaines voix prétendent libérer les femmes musulmanes, alors qu’en réalité elles contribuent à étouffer leur parole. Selon elle, ce discours renforce la discrimination de manière plus acceptable dans l’espace public. Aussi, elle croit que ce phénomène débute dès les premières étapes de l’éducation et insiste sur le niveau élevé de discrimination à laquelle les élèves musulmans sont confrontés.
À lire aussi: Discrimination en Europe touche principalement les femmes musulmanes
Selon cette militante américaine d’origine bangladaise, il existe des études indiquant que le taux de harcèlement scolaire aux États-Unis est d’environ 20%, mais qu’il atteint 60% chez les élèves musulmans, ce qui est plus de trois fois plus élevé. Elle insiste sur le fait que cette situation doit absolument être modifiée. Nazma Khan soutient que la lutte contre les stéréotypes ne se limite pas à des discours, mais exige des expériences directes. C’est cette idée qui l’a motivée à lancer une initiative qui incite les femmes, quelle que soit leur religion, à porter le hijab pendant une journée.
Elle mentionne que cela peut aider à comprendre que le hijab ne correspond pas aux stéréotypes véhiculés par certains médias. Elle est étonnée de voir à quel point la réponse a été importante, en une semaine, des femmes de 67 pays ont pris part. Selon elle, l’impact principal réside dans l’évolution progressive du discours public, avec la participation croissante d’écoles, d’universités, de lieux de travail et même de certaines institutions politiques.
Source: Iqna
