SHAFAQNA- La pression sur les musulmans Rohingyas réfugiés au Bangladesh augmente, alors que l’aide internationale diminue considérablement. Un membre du secrétariat des Nations unies pour les réfugiés a exhorté la communauté rohingya résidant dans la région de Cox’s Bazar, dans le sud-est du pays, à accroître son autonomie et ses moyens de subsistance.
Muhammad Yunus, le président intérimaire du Bangladesh, et Ivo Freijsen, nouveau représentant du HCR dans le pays, se sont rencontrés lors de cette déclaration. Freijsen a mis en avant l’importance de mettre en place des initiatives d’autosuffisance dans les camps Rohingyas, car les pénuries de financement exercent une pression croissante sur les opérations humanitaires. D’après Yunus, la crise Rohingya ne suscite plus suffisamment d’attention internationale. Il a réaffirmé que le retour de plus d’un million de réfugiés rohingyas dans leur région d’origine, l’État de Rakhine au Myanmar, demeure, selon lui, la seule option réaliste et durable.
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En 2023, le Programme alimentaire mondial a déjà diminué les rations alimentaires des réfugiés et a poursuivi son adaptation jusqu’en 2025 en raison du recul des financements. Depuis août 2017, le Bangladesh a accueilli plus de 1,3 million de Rohingyas fuyant les violences au Myanmar, sans qu’aucun retour massif n’ait encore eu lieu. Les réfugiés affirment toujours qu’ils ne sont pas considérés comme des citoyens au Myanmar et qu’il n’y a pas de garanties de sécurité.
Source: Iqna
