SHAFAQNA- Théophilos III, le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem, a souligné que toute menace envers la mosquée Al-Aqsa constitue également une menace directe contre les églises et les sites sacrés chrétiens.
D’après Arabi21, dans un discours condamnant fermement les actions du régime sioniste contre Al-Aqsa, il a mis en évidence que le sionisme chrétien cherche à utiliser les Livres sacrés à des fins politiques. Théophilos III a souligné que les musulmans ne sont pas responsables de la destruction des églises chrétiennes établies depuis des siècles au Moyen-Orient. Selon lui, certains acteurs cherchent à détourner l’attention de ceux qui s’efforcent réellement d’éliminer la présence chrétienne dans la région.
Il a réaffirmé que la souveraineté du Royaume hachémite sur les lieux saints islamiques et chrétiens en Terre sainte est cruciale pour le bien commun et un élément clé pour maintenir l’équilibre face aux défis croissants auxquels la région est confrontée. Le patriarche a également fait part d’un véritable péril existentiel qui menace la présence chrétienne, en raison des violations répétées du droit d’accès libre aux lieux saints. Il a manifesté son profond inquiétude face à la dégradation du’statu quo historique’ et aux incursions préoccupantes de groupes extrémistes de colons contre la mosquée Al-Aqsa, réaffirmant son refus catégorique de ces pratiques.
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Abdallah Tawfiq Kanaan, le secrétaire général du Comité royal pour les affaires de Jérusalem, a déclaré que la ville sainte est actuellement en proie à un siège et à des restrictions sévères imposées par l’occupation israélienne. Il a déclaré que Jérusalem, la ville de la paix, est actuellement en proie à l’occupation, à la judaïsation, aux arrestations et aux agressions répétées, sans distinction entre musulmans et chrétiens ni entre leurs sites saints.
Selon Kanaan, il y a eu une augmentation du nombre de chrétiens en Palestine, passant d’environ 150000 en 1948 à près de 45000 aujourd’hui. Il a enfin pointé du doigt les fortes pressions économiques subies par les chrétiens de Jérusalem, en particulier les lourdes taxes, la confiscation de biens, le blocage de comptes bancaires et les tentatives d’organisations coloniales de prendre possession des biens des chrétiens.
Source: Iqna
