SHAFAQNA- Un deuxième volet portant sur l’implantation des Frères musulmans, au cœur d’une polémique en novembre, est publié vendredi par le média confidentiel Ecran de veille, qui a mené un sondage Ifop sur leur rapport à l’Islam et à l’islamisme.
Pour évaluer l’influence de l’islamisme politique, cette revue, spécialisée dans la lutte contre les extrémismes et les fanatismes sous toutes leurs formes, a examiné les réponses obtenues par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1045 individus de confession musulmane résidant en France métropolitaine, en se basant sur ses propres indicateurs conçus avec des experts supervisés par le média lui-même.
Selon AFP, l’Ifop a administré l’enquête et géré les données, tout en précisant que l’analyse et l’interprétation des résultats relèvent des chercheurs d’Ecran de veille. François Kraus, directeur du pôle politique/actualités de l’institut de sondage, souligne que cela n’est pas exceptionnel. En outre, il s’agit d’indicateurs pointus qui ont été approuvés par l’Ifop, mais qui ne relèvent pas de notre domaine d’expertise.
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D’après le deuxième volet de cette étude, effectuée par téléphone du 8 août au 2 septembre 2025, 23% des musulmans de France âgés de 15 ans et plus affirment être proches du courant de pensée des Frères musulmans, plus de la moitié 52% en sont éloignés, à des degrés divers.
Les réactions ont été vives suite à la publication du premier volet en novembre, traitant du rapport des fidèles à l’Islam, en particulier des jeunes musulmans. Des associations du culte musulman ont déposé une plainte pour dénoncer des questions orientées, ce que l’Ifop a contesté en défendant sa méthodologie et a déposé une plainte contre deux députés LFI dénigrant cette enquête. En mai dernier, un rapport sur les Frères musulmans a été publié par le gouvernement français, mettant en garde contre une menace pour la cohésion nationale liée au développement d’un islamisme par le bas.
En juillet, le président Emmanuel Macron avait annoncé plusieurs mesures d’entrave pour lutter plus efficacement contre l’islamisme, en instaurant des sanctions financières et en renforçant la surveillance des associations.
Source: Iqna
