Écoles coraniques accueillent 300000 élèves au Maroc

SHAFAQNA- En présence des députés, le ministre Ahmed Taoufiq a réitéré l’importance capitale de l’enseignement coranique au Maroc, en rappelant l’impulsion royale et la modernisation progressive d’un réseau de 300 écoles qui accueillent près de 300000 élèves.

Le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, a réaffirmé lundi que l’État, dirigé par le roi Mohammed VI, accorde un grand intérêt à l’enseignement coranique au Maroc. Cela souligne l’importance stratégique d’un système éducatif ancestral, dont la mission va au-delà de la simple transmission du texte sacré pour inclure la préservation d’un héritage religieux et culturel profondément enraciné dans l’histoire du Royaume. Ahmed Taoufiq, interrogé par Le360 en marge de la séance des questions orales de la Chambre des représentants, a affirmé que son ministère a toujours soutenu le développement de cet enseignement, qui est fondamental pour la religion musulmane.

D’après le ministre, son département supervise actuellement près de 300 écoles coraniques accueillant près de 300000 élèves. Cela témoigne de l’ampleur de cet enseignement et de son ancrage dans toutes les régions du pays. Leur position au cœur des communautés locales joue un rôle crucial dans la transmission des valeurs religieuses, de la langue arabe et d’un rapport discipliné au savoir.

Ahmed Taoufiq a insisté sur le fait que ces élèves demeurent les héritiers de ceux qui ont fait la fierté du Maroc par leur maîtrise du Coran et par l’excellence de leur apprentissage. En soulignant la continuité entre les générations, le ministre met l’accent sur l’aspect patrimonial et spirituel de cet enseignement, qui vise non seulement à retenir le texte sacré, mais aussi à sensibiliser les citoyens à leurs valeurs et à leur histoire religieuse. Il a mis en avant la valorisation constante de l’éducation religieuse dans notre pays, en soulignant la responsabilité de l’État dans la structuration, le suivi et la modernisation de ce système.

Il a également mentionné que cet enseignement, qui met l’accent sur l’apprentissage du Coran, s’est amélioré car il intègre les règles de l’arabe. Le ministre a également mentionné que certains pays musulmans ont amélioré leurs programmes en y intégrant des langues étrangères, en se basant sur l’exemple de l’anglais utilisé dans des sociétés musulmanes d’Asie. Cette ouverture pédagogique témoigne d’une évolution significative, l’enseignement coranique, tout en conservant sa vocation initiale, s’adapte aux besoins actuels et aux compétences linguistiques nécessaires dans un monde globalisé.

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Il a souligné l’importance de la pratique de la religion, en soulignant que l’apprentissage du texte est significatif s’il est accompagné d’une éthique et d’une mise en pratique des valeurs qu’il véhicule. Lahcen Amrouch, le député istiqlalien de Taroudant, a posé une question au ministre au sujet de la situation de l’enseignement coranique au Maroc. Lahcen Amrouch, un député istiqlalien de Taroudant, a exprimé son opinion sur la situation de l’enseignement coranique au Maroc, ce à quoi le ministre a répondu.

La présence accrue des femmes dans ces structures témoigne d’un tournant significatif, renforçant ainsi l’idée que l’enseignement coranique n’est plus seulement réservé aux hommes, mais est ouvert et accessible à tous. Le député a mentionné: «Nous espérons que ce secteur se développera davantage, en particulier dans la région du Souss ». Avant de souligner qu’une progression notable avait été constatée, comme dans l’école coranique de Tamssout, localisée dans la province de Taroudant.

Selon lui, elle est devenue par la suite un établissement de renommée internationale, prouvant que certains centres parviennent à dépasser leur vocation locale pour briller sur la scène mondiale. L’enseignement coranique continue de se transformer, entre tradition enracinée et modernisation progressive, grâce à l’impulsion royale, à l’engagement institutionnel et à l’émergence d’une nouvelle génération d’élèves filles et garçons qui redonne un souffle inédit à un héritage séculaire.

Ce secteur évolue, s’adapte et contribue activement à la formation spirituelle et linguistique des Marocains d’aujourd’hui, confirmant ainsi sa dynamique continue.

Source: Iqna

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