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SHAFAQNA – Oumma : En quête d’un nouvel eldorado, ils sont nombreux, leurs diplômes en poche, à envisager d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, les jeunes talents marocains n’hésitent plus à s’envoler vers d’autres horizons plus prometteurs ou à prendre la route d’un exode professionnel qui s’annonce jalonnée de succès. Mais qui sont ces jeunes cadres dynamiques qui rêvent de faire carrière à l’étranger, sous des cieux plus radieux que ceux du royaume de l’Atlas ?

C’est ce à quoi s’est efforcé de répondre ReKrute, le portail marocain dédié à l’emploi, à travers une enquête étayée menée auprès de 1 882 personnes dont la moyenne d’âge est de 35 ans, de niveau Bac+3 ou plus.

Loin d’être une chimère, cette fuite des cerveaux marocains existe bel et bien, et s’évalue à l’aune d’une estimation chiffrée qui en révèle l’impressionnante ampleur : 91% des Marocains souhaitent quitter leur pays pour mettre leurs compétences à profit ailleurs, notamment au Canada, leur éden préféré, dans des entreprises où elles seront plus facilement reconnues, valorisées et gratifiées.

« Il semblerait que les entreprises marocaines n’engagent pas les efforts nécessaires pour retenir et fidéliser les talents marocains », met en lumière ReKrute.

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Selon la hiérarchisation de leurs motivations, l’évolution de carrière est cruciale pour 66% des moins de 35 ans, suivie de la qualité de vie pour 56% d’entre eux et de l’environnement de travail. Si la réussite professionnelle est prioritaire pour les jeunes actifs, les cadres plus aguerris misent davantage sur la « qualité de vie » pour expliquer leurs envies d’exil.

Les vastes étendues du pays de l’érable et des caribous exercent toujours une très forte attraction sur plus de 37% des cadres marocains, lesquels assouviraient bien leur soif de dépaysement en y posant leurs bagages. « Le Canada est toujours dans le top 3 des pays les plus attractifs dans les classements mondiaux, il se démarque d’ailleurs des autres pays comme la France, qui a perdu en attractivité ces dernières années et se retrouve en 2e place », souligne ReKrute.

Si l’envie de sillonner le monde démange les jeunes actifs marocains, la nostalgie du pays finit par envahir 74% de ceux qui se sont aventurés sous d’autres latitudes. Une grande majorité d’entre eux a l’espoir chevillé au corps de revenir un jour au pays pour contribuer à son essor efficacement, soit en y investissant, soit en apportant un savoir-faire et une expertise de qualité.

Ce vif désir de retour aux sources est toutefois tempéré par certaines craintes qui assaillent les expatriés marocains, nombreux étant ceux qui redoutent de stagner en réintégrant la sphère entrepreneuriale au Maroc.

En outre, comme le révèle l’étude réalisée par ReKrute, plus de la moitié des personnes sondées se refusent à rentrer, souvent la mort dans l’âme, non pas en raison de la conjoncture économique du pays ou du niveau des salaires, mais des pressions sociales qui pourraient s’exercer sur elles, dans leur vie de tous les jours.

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