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SHAFAQNA – Dieu dit dans Son Noble Livre : “Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille et vous purifier totalement” (Coran XXXIII, 33). Et parmi les Gens de la Famille, on note L’Imam Mohammad Ibn Ali at-Taqi (le pieux), aussi nomméal-jawâd (le magnanime) ou Ibn al-Rezâ.le 9e Imam de descendant du prophète (p). I1 est né le 10 Rajab en 195hejir/809 JC à Médine et, est mort martyr  le 29 zul-qad en 220/835.

 Si nous parlons de la vie des Gens de la Maison (a.s) du noble prophète (p), c’est pour apprendre comment vivre l’Islam à travers ces élus purifiés. C’est pour apprendre à faire face à notre présent à travers les lignes lumineuses de notre passé. C’est pour construire notre avenir à tous sur la base de la Révélation divine et des enseignements du Messager de Dieu (P), enseignements qu’ont diffusés les Imâms appartenant aux Gens de la Famille (a.s), qui ont concrétisé –par leurs paroles, leurs enseignements, leurs actions et leurs faits et gestes- tout ce qui est révélé dans le Livre de Dieu et tout ce qui est exprimé dans la Sunna du Prophète (P).

Imam al-jawâd (a.s) est l’un des plus jeunes parmi les Imâms. Mais malgré son jeune âge qui a coïncidé avec celui du prophète Yahyâ (Jean Baptiste) (p), il fut ce qui ressemblait à un miracle, “Nous lui avons donné la sagesse alors qu’il était tout enfant”. Il a vécu à l’époque des Abbassides qui ont tant persécuté les Imâms, car ils les craignaient pour leurs trônes du fait que les Musulmans, de toutes les écoles et tendances, leur vouaient une grande confiance.

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Il a atteint en matière de science, de sagesse, de culture et de perfection d’esprit, un  degré qui n’était atteint par aucun des savant de son époque; et çà en dépit de son bas âge.

L’Imam fut le plus grand érudit de son temps, le plus généreux et le meilleur bienfaiteur. Il fut très coopératif, gentil et de bonne disposition, et très éloquent.
Il avait l’habitude de monter sur son cheval en apportant de l’argent et des aliments pour les distribuer aux nécessiteux. Son savoir fut célèbre parmi les gens.

Le calife Mamoun l’appela à Bagdad qui était alors la capitale du califat et lui manifesta extérieurement beaucoup de bienveillance. Il donna même sa fille en mariage à l’Imam et le garda à Bagdad. En réalité, il voulait de cette manière exercer une étroite surveillance sur l’Imam.

Il lui fit passer une épreuve en convoquant tous les notables Abbassides, les savants de l’époque et bien sûr, l’Imam Al Jawad (a.s). Les personnes présentes restèrent comme des écoliers lorsque l’Imam(a.s) tenu absolument à répondre lui-même à toutes ces questions. Sur cette démonstration de Sciences de l’Imam Al Jawad (a.s), les notables et les savants quittèrent le palais la tête basse et le visage assombri.

L’Imam passa quelques temps à Bagdad et puis, avec le consentement de Mamoun, repartit pour Médine où il resta jusqu’à la mort de Mamoun. Quand Moutasim devint calife, il rappela l’Imam à Bagdad et le fit empoisonner par sa femme.

Malgré son jeune âge, lui qui n’a vécu que vingt-cinq ans, l’Imâm al-Jawâd (a.s) a émis des hadiths qui ont été rapportés par un grand nombre de savants. Comme « Al-Khatîb al-Baghdâdî a écrit dans ‘Târîkh Baghdâd’ –l’Histoire de Baghdâd; le livre intitulé ‘al-Manâqib’  ….

Parlant du fait d’écouter les autres et de faire attention à ce qu’ils disent lorsqu’ils parlent des concepts et des principes, l’Imâm al-Jawâd (a.s) a dit : « Celui qui écoute quelqu’un qui parle ne fait que l’adorer. Si celui qui parle rapporte ce que Dieu dit, celui qui écoute adore Dieu. Si celui qui parle le fait comme s’il était le Diable, celui qui écoute ne fait qu’adorer le Diable ».

Au sujet des qualités du croyant, l’Imâm al-Jawâd (a.s) a dit : « Le croyant a besoin de trois qualités : Une bonne direction de la part de Dieu, un bon sermonneur de la part de soi-même et un bon accueil des conseils qu’on lui fournit ». Après cela, l’Imâm (a.s) dit : « Ne sois pas l’ami de Dieu en public et Son ennemi en secret ».

 Il dit aussi : « L’homme est suffisamment traître lorsqu’il est fidèle aux traîtres ».

L’Imâm al-Jawâd (a.s) rapporte une Tradition émanant du Commandeur des croyants, ‘Alî (a.s) qui, pour consoler Abû Dharr le grand compagnon du prophète (p) ; lorsqu’il a été expulsé de Médine, la ville du Messager de Dieu (P) où il avait passé toute sa vie au service de l’islam, lui a dit : « Tu t’es révolté pour Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire ; aie donc confiance en celui pour qui tu t’es révolté. Ils ont eu peur de toi pour leur vie d’ici-bas, et tu as eu peur d’eux pour ta vie de l’Autre monde. Même si les cieux et la terre étaient complètement fermés devant un serviteur qui craint Dieu, Dieu lui trouverait un moyen d’en sortir. Ne te laisse attirer que par le vrai et n’aie de la répulsion que pour le faux ».

Un certain homme a dit à l’Imâm al-Jawâd (a.s) : « donne-moi un conseil ». Il lui a répondu : « Tu l’accepterais ? ». Obtenant une réponse positive, il lui a dit : « Que la patience soit ton coussin et que l’indigence soit ton collier ; renonce à tes désirs, lâche tes envies et sache que tu es toujours sous l’œil de Dieu ».

Une quantité d’étoffe de grande valeur a été une fois envoyée à l’Imâm al-Jawâd (a.s) ; mais des pilleurs s’y sont emparés en route. La personne qui la transportait a écrit à l’Imâm (a.s) pour le mettre au courant de l’affaire. Pour répondre, l’Imâm (a.s) a écrit de sa propre main ce qui suit : « Nos âmes et nos biens sont des dons que Dieu nous donne en les déposant en notre possession. Il nous laisse en jouir tout en étant contents et satisfaits, mais Il peut les récupérer et Il nous inscrit des bonnes œuvres pour nous récompenser notre privation. Celui dont la mortification due à leur perte est plus grande que sa patience, se verra perdre la récompense ; nous demandons refuge auprès de Dieu contre une telle perte »

L’Imâm (a.s) a dit : « Le croyant ne trahit jamais ». Il a prononcé ces paroles en réponse à un homme qui voulait s’établir à la Mecque et à Médine parce qu’il a une dette à rembourser dans un autre pays. « Retourne vers ton créancier, a dit l’Imâm, et fait en sorte que ta dette soit remboursée avant de rencontrer Dieu, car le croyant ne trahit jamais ». L’homme doit être fidèle à ses engagements et ne pas s’acquitter de ses dettes est une trahison et un manque de fidélité alors que la religion consiste dans la fidélité. Dieu dit à ce propos : “Ô vous qui croyez ! Ne trahissez pas Dieu et le Messager, ce qui serait trahir les dépôts confiés à vous, alors que vous le savez” (Coran VIII, 27).

Références : Hajij & Centre Zahra

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